Percln. — Guil. de Puilaurens
UVRË HUITIÉIIB 313
sénéchal de Carcassonne , les inquisiteurs, accourent à Avignonet. On relève d*abord les cadavres gisant dans le sang ; on les transporte dans Téglise voisine ; on les expose devant Tautel , entourés de cierges allumés ; et le procès commence en même temps que la glorification,
Alfaro brava tranquillement Tinquisition. Impassible et muet, le fier Aragonais assista à son propre procès, sous les regards de vautour du frère Ferrer, Probablement, il eut soin de faire évader ses complices dont les révélations l'eussent perdu. Goulairan dut s'enfuir à cheval, il se réfugia à Auriac, et se tint caché chez GuiUabert d'En Carbonnel, au château du Faget. Donat, son beaufrère, Boubila, et les deux Richard, durent chercher un asile, soit au camp de Nore, soit au camp de Montségur. Bertran de Quiders s'était sauvé la nuit même du meurtre Ml se rendit, avec Goulaïran et ses compagnons, dans un bois voisin de Montmaur où ils virent l'évêque Bernard de Maïreville et ses diacres albigeois. Ils les adarirent , et firent en quelque sorte l'hommage de leur meurtre à l'église du Paraclet : « L'inquisition est éteinte, s'écriaient-ils dans leur généreuse illusion ; nous en avons délivré la terre ! )► Bernard de Maïreville leur acheta des livres enlevés aux inquisiteurs. C'étaient probablement les listes de proscription, et le catalogue des suspects. L'évêque dut les faire circuler dans les bourgades du Lauragais pour qu'on eût à se dérober aux recher-