‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 480 sur 506 · Una flaciata, flassada, couverture de lit · texte numérisé non relu

Una flaciata, flassada, couverture de lit

animaux faisaient aussi partie de ses bagages avec ses palefrois qui jadis paissaient en liberté sur les bords de l'Ers, mais qui, depuis la guerre, assiégés eux-mêmes dans leurs grottes, hennissaient enchaînés à leurs stalles de granit, et s'étonnaient de n'être pas de ces combats.

Pendant ces apprêts, ceux qui devaient niourir faisaient à ceux qui devaient survivre leurs derniers présents qt leurs suprêmes recommandations. Le parfait Pierre Araus remit à Ramon de Sant-Marti quarante sols toulousains pour que Pierre-Roger les distribuât à ses hommes d'armes. Le diacre Sirvent donna lui-même à chacun des servants d'armes cinq sols, comme secours et souvenir d'adieu ^ Le vieil évéque Bertran d*En Marti, qui n'avait rien à laisser que sa bénédiction, transmit aussi ses dernières instructions et confia des secrets relatifs à la communauté johannite. Car ces hommes qui attendaient la mort ne doutaient pas de l'immortalité de l'église du Paraclet. Il appela Imbert de Salas, gendre de Bérenger de Lavelanet. Il 6!xiste encore, lui dit-il, un dépôt de 400 sols toulousains. Tu diras à mon frère Roland qu'il en aura des indices à Fanjaus ou à Laurac. Enfin il restait un trésor considérable que par précaution on avait caché dans la forêt voisine de Montségur. Amiel Aicard, qui parait avoir été le trésorier de l'église oathare, fut chargé de sauver cet or. Amiel comptait partager le sort des martyrs au nombre desquels était sa femme Guilhelma. L'évêque lui or-

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