‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 146 sur 323 · LIVRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈME

caprice dépendent la vie et la mort de nos sujets*. Philippe le Bel imposait ainsi aux inquisiteurs le double frein de Téveque et du sénéchal. Il fit plus, il demanda aux dominicains de Paris le rappel de l'inquisiteur de Toulouse. Le chapitre prit un moyen terme, et tâcha de contenter le pape et le roi. Il maintint dans ses fonctions le frère Foulques, en lui adjoignant un modérateur. Le monarque irrité s'écria que ce décret était rendu à sa honte, et ne pouvant obtenir des Jacobins aucune modification, il mande au sénéchal de Toulouse d'arrêter rofiice de l'inquisiteur, de supprimer ses gages et de se charger des prisons. Puis il fit partir en toute hâte Jehan de Pequigny, vidame d'Amiens, et Richard Neveu, archidiacre de Lisieux, comme réformateurs des abus, dans les parties de la Langue d'Oc. Les Jacobins rappelèrent le frère Foulques, ils lui donnèrent pour successeur Guillaume de Morières ; et le roi satisfait ordonna qu'on rendît au nouvel inquisiteur ses gages, ses prisons, son tribunal. Mais l'exemple de Foulques avait entraîné la fougue de Nicolas d'Abbeville, inquisiteur de Carcassonne, et de Bernard de Cas-tanet, vice-gérant de l* Inquisition ^ évoque d'Albi. Albi, Carcassonne, Toulouse, tout le Midi qu'ils désolent, est près d'éclater. L'arrivée de Jehan de Pequigny, et de Richard Neveu, commissaires du roi, surexcite l'espoir des populations. Ils (»uvr^nt les prisons, relâchent les détenus et font jeter leurs gfî'Miors dans leurs r.R.o\\oU, A ce spe^la^'lo si non-

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