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de Lavaur fut Roger d'Armagnac, et le premier évoque de Mirepoix, Ramon Atton, des seigneurs de Castelverdun. Ainsi toute la chevalerie cathare montait sur les sièges épiscopaux et contenait les populations albigeoises que, cent ans auparavant, elle menait aux guerres romanes *.
JeOfTi XXII couronna toutes ces habiletés par une habileté suprême, la canonisation de saint Louis, évoque de Toulouse et cousin du roi de France. Il était petit-fils du cruel Charles d'Anjou, conquérant des deux Siciles et meurtrier du jeune Conradin de Souabe. Louis avait renoncé au trône de Charles le Boiteux, son père^ et à son royaume également déhanché de la Sicile par TAragon, pour s'asseoir sur le siège non moins claudicant et ensanglanté de Toulouse. Il y montra les vertus dominicaines de son illustre grand-oncle et parrain céleste, Monsieur Louis de France. Infirme et débile, il moufut jeune, et Philippe le Bel déjà demanda sa canonisation pour avoir un saint capétien à Toulouse comme à Paris. Jusqu'ici, les Français n'avaient offert à l'adoration des Aquitains que des saints du Nord, complices de l'invasion de Clovis et de Charlemagne. Louis était à la fois provençal et capétien, Ja doublure de son royal homonyme de Paris, de sorte que les Aquitains vaincus eurent à invoquer deux de leurs oppresseurs glorifiés dans le ciel. Le pape Jean XXII, complice de la croisade et traître à la patrie romane, fit la solennité à Avignon, le jeudi de Pâques, la veille de la mort du Christ