XVI PRÉLIMINAIRES
d'Occident, et des Albigeois catharistes ou d'Orient : les disciples de saint Paul et les sectateurs de saint Jean. Ils étaient distincts mais unis contre les adeptes dominateurs de saint Pierre, c'est-à-dire de TÉglise impériale ou théocratique de Rome. Les dissidents représentaient le génie yÎTace de la race ibère, l'indépendance mal domptée des Gantabres* Le catholicisme correspondait à Timpérium latin, au césarisme olympien. Aibi donc est la Tille ibère; le camp romain qui l'assiégea, c'est Castres, consacrée à saint Vincent (Victor et Vinctor)*. L'histoire doit tenir compte de cet éloquent synibolisme.
Cette histoire, dans son dualisme radical, est néanmoins de la plus [indissoluble unité. Les deux gaves coulent dans le même lit, mêlés mais ne confondant pas leurs eaux, comme le Tarn et le Tesco, devant Montauban, après |un orage. Elle forme une série d'épopées théologiqnes. Le catharisme lui donne un re* flet de rinde. On dirait le Ramayana de TOccident. Une guirlande de femmes rayissantes, Lampagie d'Aquitaine, Esclarmonde de Foix, Alazals de Carcassonne, India d'Alep, Mélissende de Tripoli, serpentent, comme les ileurs du martyre, à travers l'horreur des bûchers et des batailles. India et Mélissende de Toulouse sont les types de la Glorinde et de l'Erminie du Tasse.
CSes princesses, héroïnes de ballade et d'épopée, entrent pour la première fois dans, l'histoire. Elles