‹ Histoire des albigeoisChapitre 105 sur 442 · ÉmiU Montégut, 1« Moma · texte numérisé non relu

ÉmiU Montégut, 1« Moma

HISTOIRB DK8 ALBI0B0I8 117

qn'an foyer de l'Être. lia n'admettent qu'ane essence,

un principe, un, unique, universel, infini, Dieu; et dans ce premier principe, deux principes secondaires agents de la création de l'univers. C'est la question mère et, comme disent les rabbins, le char [céleste^ qui porte le mystère de la création des êtres et des mondes. Telle est la doctrine que, faute d'autres noms connoSy nous personnifierons dans Hugues de Saint-Pierre.

Cathares et eatHoliqnes parlaient de la Bible. Mais le bardi Hugues plongeait au delà de Moïse. , Au

delà de la Genèse hébraïque, il trouvait une Genèse . éternelle dans le sein de la substance. 11 tirait le créé de l'incrté, le contingent de l'absolu. Pons de Montboissier soutenait la création ex nih'ilo. Il défendait la doctrine orthodoxe de la synagogue et de l'Église romaine. Les deux systèmes^ comme deux fleuves, sortaient de Moïse. Âlais ce grand sphinx du désert restait muet. Pons avait pour aïeux des docteurs, des rabbins, môme des prophètes. Mais Hugues avait pour ancôtres lesesaéniens, les cabalistes, les alexandrins, et Pbilon et Saûl de Tarse, et le grand Ces- ' mogome hébreu*. D'après cette théologie origcniste, Dieu, le Christ, Satan, rhomine, la chute, la vie et la mort, tout était renouvelé. Nous sommes ici en plein catharisme alexandrin. C'est un pur panthéisme mystique.

U n'est point dit comment Monthoissier expliqua la

Page 1