‹ Histoire des albigeoisChapitre 114 sur 442 · Bn Pona d'ATi«;nonet £n( capitonl · texte numérisé non relu

Bn Pona d'ATi«;nonet £n( capitonl

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HISTOIRE DIS ALBIGEOIS tSl

identiques). Ils furent nommés diviseurs et mesu^ reurs^ chargés de fixer les limites des diocèses et de distribuer les aumônes aux indigents. C'étaient des prad'hommes diaconauz.

GarcasBonne élut pouroonsejllers Gnilhem Morel, Bertran Catbala, Bernard et Pierre de GalimaSt

Ramon Pons, Bertrand del Moli *, Marti de la Sala et Ramon Gnibert. Ils décidèrent que l'évêché de Garcassonne fût délimité de celui de Toulouse, et celui-ci de Tarchevéché de Narbonne, en deux endroits. Une ligne divisoire descendant de la montagne Noire, partant de Saint-Pons, et passant entre les châteaux d'Hantponl et de Gab-Aret, entre Saissac et Verdan, et gagnant Ters Montréal et Fanjans, depuis la sortie dn Rasez jusqu'à Lérîda, tirant vers la mer, sépara TéTéché de Toulouse de celui de Narbonne qnî 8*étendait jusqu'à la Méditerranée. Les arbitres furent Bernard de Ramondi, Guilhern (larcia, Ramoii de Baunhac. Guilhabert de Bonvillar, Bertran Cathala, Georges et Pierre de Calimas, Ramon Pons, Bernard del Moli, Martin de la Sala et Ramon Guibert; et tous ensemble chargèrent Ermengaud de Forest de dresser la carte de l'Église de Garcassonne. Et il en fat ainsi K

' On remaïqam qae les conseillers et arbitres de

1. En 1152, Bernardus Molendinus était capitoul. En 1203, an autro liernarJ del Moli. — Du Mègo, hist. de Toul., 1. 24 et 25.

2. Arcbiv. de iNarboune. — Percin, Monum, Conv. Tolos. Notœ adconeil» 1 etSeq.;

in HISTOIRE 0B8 ALBIGEOIS

Garcaflsoime sont plus nombreux que ceux do Too^

lonse ; plusieurs noms des prud'hommes de la grande métropole sont évidemment perdus, et Ton ne peut s'empêcher de croire que dans leur nombre figurait celui de Pierre de Maurand, que nous verrons bientôt, TÉtienne et le Proto-martyr du catharisme toulousain. Mais c'étaient les barons de la ville et du Gapitole; derrière se tenait le comte. C'est à Nicétas qu'il faut rapporter aussi l'établissement do rituel johannite d'Orient. Nicétas avait expressément mission d'installer la forme liturgique des sept Églises d*Âsie. Lui seul avait assss d'autorité pour l'imposer * aux Aquitains. Étranger à la pompe greco-romaine, le culte cathare est évidemment antérieur à l'époque de Constantin ; la simplicité en est véritablement apostolique. 11 se composait d'une invocation, d*une confession laïque et collective des péchés, de l'absolution donnée par l'officiant, d'une lecture et d'une paraphrase d'un chapitre de saint Jean* de l'oraison dominicale et de la bénédiction. Le tout en langue romane» dramatisée en dialogue, entrecoupée de génuflexions ft la manière des Orientaux^ avec une sorte de mélopée, mais sans musique^ ce qui est encore une preuve de son antiquité, car le chant, d'origine juive ou païenne, ne fut introduit que sous saint Ambroise (388) dans l'Église impériale d'Occident. C'est le culte grec primitif. L'office se nom-? mait le sermon, car dans ce culte de l'Esprit, le Verbe remplaçait le sacriflce, et le consolament était son Eucharistie^.

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