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Cest au synode de Caraman, et entre les raains de Nicétas qae plusieurs grands barons du Midi, les Blasco, les Bélissen de Mirepois, les Gailhabert de Gaalres, firent l'oblation de lears enfants à l'église da Paraelet. Les princes entratnôrent les troubadonrs : ces poètes étaient aussi des Réfarmaieurt. La rénovation dn langage implique la rénovation de l'esprit. Instinctivement, ils étaient ennemis du latin et des clercs laiiniers ; ils se déclaret ont pour l'Aquitaine, Talbigisme, le valdisme^ et toute liberté contre Rome. A leur tète, nous devons signaler le grand maître d'amour,
Arnaold d'Aniel était natif de Ribérac dans le Périgord ; il était noble, riche et lettré ; U avait écrit en latin avant de chanter et de légiférer en
roman, car il était docteur bien plus que poète, savant bien plus qu'inspiré. C'était un gymnasiarque poétique ; il posait des règles, inventait des rythmes, des strophes; il, mettait des martingales au jeune Pégase aquitain. Pierre d'Auvergne pré<tendait que ses vers ne valaient rien ; mais le jeune législateur triompha, il monta sur le trône des chants; il devint le Ronsard du douzième siècle et rAristote incontesté des Parnasses méridionaux.
Amauld avait probablement connu Pons, l'hérésiarque du Périgord ; i! composa un traité en vers intitulé les Fantoinarias (Tel paganisme^ . C'était évidemment une satire contre le catholicisme du