‹ Histoire des albigeoisChapitre 118 sur 442 · Dom Yaiaaette, Y · texte numérisé non relu

Dom Yaiaaette, Y

toire. L'année suivante (llGli) l'archevêque de Narbonne essaya de Tarrêter par le concile de Capestang ; cette digas fut entraînée comme l'anathème de Lombers; mais après Nicétas et Caraman il emporte tout, il roule comme un fleuve débordé. L'archevêque en est épouvanté; il implore les secours de Louis VII. « La nacelle de saint Pierre est tellement agitée par les héritiques, qu'elle ést sur le point d'être submergée. Armes-vons et venez au nom du Sei* gneur!... > — « Prenez les armes, ajoute la vicomtesse de Narbonne, et venez dans nos cantons ; vous exalterez votre nom dont la gloire est obscurcie parmi nous. ^ » Toulouse semble échapper à la France. Ramon, brouillé avec Louis à cause du divorce de Constance, s'unit au roi d'Angleterre. Les Cathares Instinctivement se tournent vers Henri II ; un accord secret s'établit entre les peuples brûlés par les conciles et ce monarque flagellé par les papes. U ébauchait un grand rOle patriotique à Richard Gcdor deIâon(li73).

Le synode de Caraman est une date solennelle de cette histoire. C'est la réponse cathare au colloque cathohque de Lombers, qui fut comme la déclaration hâtive de la guerre et de la croisade. Ramon V, &vorable au schisme et à l 'anti-pape, était sans doute sympathique à l'hérésie K Remarquons qu'il n'assista pas au ^node de Lombers; Constance j représenta moins son mari que son frère, le roi de France; le

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