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HISTOIRE DBS ALBIGEOIS

comte ne voulut pas participer à la coadamnation de ses sujets, dont le seul crime était d'être meilleurs chrétiens que les évôques. Roi des troubadours, il était instinctivement contraire aux clercs latiniers ; qiioi^ sympathique aux Cathares, il fut effrayé de leurs progrès ; il craignit d'être entraîné dans une révolntion religieuse et sous les foudres da Vatican ; il se ressonvint des menaces de saint Bernard an comte Alphonse et de sa venne miracnleuse à Tonloose; il entrevit le gouffre où devait se perdre son SQcoessenr, et il recula toat effiiré. Dans sonfrisson^ mêlé de calcul, il écrivit au chapitre général de Giteaux d'où partaient les tempêtes; il se mettait prudemment en règle contre les tonnerres futurs ^.

Sa lettre peint à merveille la confusion et le frémissement orageux du Midi. * L'erreur, dit-il, a tellement perverti, qu'elle divise le mari et la femme. Je père et le tils ; les prêtres se sont laissés corrompre, les églises sont désertes ou tombent en ruine; plus de haptéme, on exècre l'eucharistie^ on méprise la pénitence^ on ne croit pins à la création (la réalité) de l'homme et la résurrection de la chair, tons les sacrements sont anéantis, on introduit denz principes. Pour moi qni sois armé de denz glaives et qui me glorifie d'être le vengenr et le ministre de Dieu, je ne puis mettre fin à de si grands maux, je ne sois pas assez fort pour réussir. Les nobles ont été séduits et ont entraîné une grande partie du peuple ; je n'ose ni ne puis rien tenter ; j implore donc votre secours, VOS conseils et vos prières pour combattre l'hérésie.

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