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vîcomte Talhafer. 11 est*à croire qu'ils n'échappèrent à la mort que grâce aux secrètes sympathies du comte et du peuple ; car le cardinal, à son départ, leur fît de terribles adieux. « Évitezles, disait-il aux catholiques; évitez-les, expulsez-les; ils sont livrés à Satan. » L'abbé de Clairvaux fit un appel aux princes: « Il est temps, leur disait-il, de montrer votre zèle, et de vous armer pour la cause de Jésus-Christ. » Enfin le concile de Latran (1179) les excommuniait, invoquait contre eux les lois des princes et la terreur du supplice temporel, ôtait tout asile aux vivants et toute sépulture aux morts, et le sacrifice de l'autel. Pons d'Arsac, archevêque de Narbonne, de retour du concile, et en exécution de son dernier canon, ordonne à tous les prélats de Septimanie d'excommunier les hérétiques, offrait des indulgences à ceux qui prendraient les armes contre eux, et menaçait de diverses peines les réfractaires aux ordres du pontife romain. C'est, trente ans d'avance, un premier coup de clairon de la croisade.
Il existe une contradiction, dans l'exposition des doctrines cathares, entre les conférences de Toulouse et celles de Vézelai. A Vézelai, les Pauliciens auraient affirmé une essence unique, et à Toulouse, Ramondi et Baimiac auraient confessé deux principes. La contradiction n'est qu'apparente. Les cathares d'Occident n'admettent qu'une essence^ un Dieu, un, unique, universel, infini, et dans ce Dieu absolu, deux principes secondaires, agents de la création de l'univers: le Christ, principe de l'Être; et le prince et principe distinctif des formes vivaute>5 : LuciheL