‹ Histoire des albigeoisChapitre 226 sur 442 · Trad. Vaudoises et Albigeoises. — 2. S. Jean. Ëv. XXI · texte numérisé non relu

Trad. Vaudoises et Albigeoises. — 2. S. Jean. Ëv. XXI

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HISTOIRE DBS ALBIGEOIS 381

légendaire étaient d'égale force, et Sézélia, vicomtesse de ConseranSy et les console de Pamiers, qui étaient léonistes, ponvaient affirmer, avec plus de vraisemblance encore, que le véritable chef de l'Église après le Christ, n'est ni saint Pierre ni saint Jean, mais évidemment saint Paul, miraculeusement élu par le Sauveur, et sacré comme par la foudre sur le chemin de Damas, pour subvenir à l'insuffisance des Douze, et pour être l'apôtre des Gentils qu'il évangélisa dans tout Tunivers, et qui^ notamment à son passage dans les Gaules, fut le fondateur de rÉglise antique des Alpes et des Pyrénées'. Les trois systèmes, on le voit, sont a leur base enveloppés de mythes. Mais les plus énormes fictions se creusent, comme des gouffres, dans le système romain. Quelle filiation possible entre Jérusalem et Rome, entre le Christ et Géphas son vicaire^ entre Pierre, le pécheur galiléen, et ses successeurs, les pontifes du Vatican, entre l'Évangile enfin et la théocratie?

Les Romains déroulèrent sans doute la série majestueuse de leurs pontifes se succédant sans interruption pendant douze siècles. Ils attribuaient au siège du Vatican la transmission de l'Esprit de Dieu. D'après Grégoire VII les papes étaient saints de ce fait seul qu'ils étaient assis dans la chaire de saint Pierre, et de ce sommet divin la sainteté dé* coulait par l'ordination jusqu'aux derniers rangs de la hiérarchie. C'était une espèce de vertu magique^

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