Aot. des Ap. IX. — Tradition pyrénéenne
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d'incantation sacerdotale ^. L'Esprit de Diett était captif an Vatican comme nn ramier dans sa cage et se mouvait dans l'organisme catholique comme nn écnrenil dans Torbe circulaire de son donjon. Bien plus, cette sainteté romaine venant d'en Haut, était étrangère à la conscience, indépendante de la moralité; un pape moralement faillible était infaillible dogmatiquement; un monstre, comme Jean X, par exemple, une fois dans la chaire romaine, n'en était pas moins le vicaire du CJ^rist. Chez les cathares, le sacerdoce était l'efficace propre de TËsprit de Bien; nn évéqne était^ par son vice même, déchu du sacerdoce ; la pureté et le pouvoir purificateur Fabandonnaient avec l'Espril-Saint; de sorte que la sainteté ascétique formait nécessairement les divers degrés de la hiérarchie cathare : son pape eût été l'image vivante du Paraclet. Sur ce point, les léonistes, qui rejetaient toute hiérarchie, étaient néanmoins parfaitement d'accord avec les Albigeois^. Les uns et les autres n'entendaient qu'avec une profonde horreur affirmer par les catholiques qu'un homme de Satan peut être l'organe de TEsprit de Dieu. C'est à ce funeste dogme que TÉglise romaine doit le malheur de compter parmi ses pontifes un Borgia, nn Torquemada, un Dominique dont la sainteté,
t Epit Grâgor. VII. Innocent III.
2. Liturgies vaudoises. — C'était ansn Topinion de Poii- Royal. Aiirélitis (Saint-Gyran) revenait en bien des endroits sur la nécessité do l'Ksprit intérieur qui est tout. Un seul péché mortel contre la chasteté destitue, selon lui, l'évéque et anéantit ■on poavoir. (Sainto-BonTO, Port-Royal, i, 325. Notes.)
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immonde ou siaistre, épouvante la conscience du genre humain.
Les sacerdoces catholique et cathare donnaient pour titre de leur mission les Écritures» le canon hébreu, surchargé, par les Romains, des apocryphes» et réduit, par les Albigeois, presque aux seuls écrits johannitesJ Les quatre évangiles sont les biographies du Christ, admises par les fractions principales de TÉglise primitive : leur réunion indique la fusion de ces diverses tribus évangéliques da-ns l'Église impériale de Constantin. Mais deux grandes familles chrétiennes y sont encore visibles. Les trois évanj^iles synoptiques appartiennent à la famille judéo-romaine et occidentale; le quatrième appartient à la famille orientale et indienne. L'évangile de saint Matthieu n'est, dit-on, que la tradjiction grecque du proto*évangile syriaque de saint Pierre* Il s*oavre par la généalogie royale du Fils de David; elle remonte jusqu'à Abraham. Son ' symbole est un prophète ; c'est évidemment l'évangile messianique des Juifis. Saint Lue fait remonter jusqu'à Adam la généalogie du Fils de VHomme, Il a donc un but plus humain, plus universel. Son livre serait donc l'évangile des Gentils, et principalement des Grecs, et des Églises hclléno-syriennes dont saint Paul avait semé les rivages de la Méditerranée, races dont le taureau serait l'antique et commun symbole. L'évangile de saint Marc, substantiel, condensé, laconique, et sans généalogie, tient des deux évangiles précédents^ dont il ne semble qu'un abrégé, et conduit au dernier qui s'ouvre
parla généalogie du Verbe divin. Le lion de Marc, le lion de Jiida et du désert mène à Tnij^le de Jean, l'aig-le profjhétique du désert et de la l^erse. C'était Févangile des Romains, et le lion, son symbole, in- • diquerait leur origine ibérienne*. Il faut tenir compte de ces symboles, hiéroglyphes de la foi ' chrétienne des premiérs siècles, sphinx ailés qa'Ëséchiel attelle au char de Jéhova.
Saint Jean est donc l'évangéliste des Églises indohelléniqnesi da monde d'Alexandre. Sa généalogie dn Logos, son Christ sans père^ sans mire, sans famille humamè comme Melchis^ec (Hébr. vii). Le culte en esprit [Jean iv, 24). Le pain dn ciel,* esprii et vie (vi, 63). L'inanité de la chair (ibid.). La Cène effacée par les dorniers entretiens (xiv-xvu). L'Esprit baptême et Eucharistie célestes (xx, 22), La transfiguration du Thabor rejetée dans l'ombre, glorification sans objet dans un Christ revêtu d'un corps éthéré.- Le supplice de la croix, dont le sens • est modifié dans TApocalypse, mort apparente d'un être essentiellement immortel (Ap. V. 0). Nulle men* tion de l'enfer, mais indication des diverses demeures dans la maison du Père, haltes des âmes dans un purgatoire sidéral» degrés d'unsiedut progressif, continu, universel; l'annonce du Saint-Esprit qui (levait compléter la Révélation en enseignant toutes choses ; tout, jusqu'à son génie platonicien, jus qu'à son vocabulaire oriental, toutindiquc dans i'œuvre johannito rÉvangilec;itharéeu. Il est vrai que s lint Jean montre le Verbe comme créateur de l'univerSy qu'il consacre