‹ Histoire des albigeoisChapitre 257 sur 442 · Siège d« Montségnr · texte numérisé non relu

Siège d« Montségnr

40i IIISTOIHË DBS ALBIGEOIS

avaient îtU\ initiés ;^ la pci l"'- -tiuii cathare par le rite générateur du Cu/isoinui iit^ ou baptême de TEsprit. Ces Parfaits ou Consolés portaient une robe noire, en signe du .deuil de l'âme, et sur lenr tête un chaperon en forme de tiare grecque* OQ orientale. C'était proprement la barreta ou berret des montagnards pyrénéens dont le large dis- ' qae arrondi dessinait autour de leur crâne dlvoire comme une auréole dombre. Ils 'coupaient leur barbe et laissaient pousser leurs cheveux â Top- 'posé des moines q\ii ne rasaient pas leur menton et tondaient leur occiput. Ils cachaient sous leurs vêtements un lil symbolique, un cordi>n sacerdotal à la manière des Brames de 1 ' L(îs Parfaites portai()nt à leur front un diadème ou couronne svndjole dtM-t 'vaiité mvsiiiiue. Ces emblèmes, dont ils justitiaient Tu.sa^e par rK\:in!j;ile, étaient des réminiscences de rOncut. Un disait ab^rs: un diacre revêtu, une diaconesse cov,roniiéc. Les Paifaits et les Parfaites observaient le célibat le plus strict. Mais quelquefois ils vivaient ensemble, et les catholiques, dont les prêtres avaient des mœurs analogues, flétrissaient ces Parfaites du nom outrageant de concubines^. C'était un reste des Agapètes et des SunercO" mènes de la primitive Église. Ces compagnes des prêtres chrétiens n'étaient elles-mêmes que les hé« taïres des philosophes grecs. La Grèce antique avait légué ces lUifMirs douteuses aux catbolifjues et aux cathares. Elles iudigUtiieut saint Jérôme, exposé

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