Voir 1. IL ch
lOè HISTOIRE DES ALBIGEOIS
oriental. F.e sacerdoce devait répugner à l'Église de • l'Espcit, libre comme les vents du ciel ^ Son mode de formation successive est marqué par les grades de ses mini^îlros. Son premier pasteur, laïjue, fut l'ancieD; le second, déj;^ prôtre, fut le diacre; le troisième, chef sacerdotal, fut l'évêque. C'est ainsi qu'en imitation de l'Église chrétienne on pour mieux Inttercontresesad versai res et résister aux persécutions le manéisme égalitaire et laïqae se trouva jeté dans les cadres hiérarchiques et dansTorganisme sacerdo* tal. Il en était à Tépiscopat quand parut Manôs quî^ sMnspirant da génie de l'Inde, conçut le plan gigan* tesque d'une monarchie théocratiquc. Il lai donna pour base le type apostolique ou plutôt moïsiaque. Un pape électif, douze patiiarches, soixante-douze primats inférieurs, des évéipie^, des diacres, des anciens, composaient la hiérai'chie immense. La monarchie manichéenne (si du moins son plan gigan* tesqae a pu jamais s'exécuter) se composait de douze provinces quisesubdivlsaienten soixante-douze diocèses, et conséquement chaque primat avait six suffragants surbordonnés. Le pontife souverain, à . l'exemple du Christ, et pour fuir la persécution n'avait ni résidence fixe, ni siège déterminé. Pasteur infatigable, il allait sans relâche visitant dans le mystère et dans Forage ses troupeaux épars sur toute la face de l'univers. On a prétendu que ce pontife nomade n'ét;iit pas un pape, mais le Paraclct luimême. Le Paraclel, effectivement, était le chef invisible de rËglise cathare, comme le Christ, était le chef