‹ Histoire des albigeoisChapitre 288 sur 442 · PwictUumt tonae^re · texte numérisé non relu

PwictUumt tonae^re

J« UISXOIHË DES ALBIGEOIS

omgOBt allaient implorer le Dieo do ciel sur la eol* Hnedes Tonnerres^ lorsqae la procession rencontra le comte Ramon-Roger venant de Foix. Le prince né daigna, selon Fosage, ni s'arrêtery ni incliner le front, ni descendre de son cheval pour adorer les reliques du martyr. 11 passa fièrement, la tête haute, relevée à Tespagnole, attitude habituelle des princes de la maison de Foix. « Comte, s'écria un abbé du Nord, tu ne défères à ton seigneur, le martyr. Sache don^^ que dans la ville où tu es maintenant le maître de par le saint, tu seras privé detout droit seigneurial, et que le martyr fera si bien qne de ton Vivant tu seras déshérité ^ » Paroles que la croisade ne rendit qne trop prophétiqnés, et premier murmure des tonnerres que ces moines allaient déchaîner sur la colline dee tempêtes.

 cee menaces se joi^^naient des signes effrayants. Après la yictoire de Vouglé, où le Midi tomba soos la framée de Clovis, une source de sang jaillit du pavé de Toulouse, comme du cœur de l'Aquitaine blessée à mort. Des prodiges semblables épouvantèrent les descendants des Askes et des Golhs infortunés. Le jour de la Saint-Jean, lorsque toutes les sources et tous les torrents sont en fleur^ les paysans des enr Tirons de Carcassonne s'aperçurent, en coapant leurs blés, que la javelle était toute trempée des^ng; D'abord ils crnrent s'être blessés à leur insu; mai» non, la faucille n'avait pas même effleuré leur main; le chaume seul dégouttait de sang comme une chair tIto. Ils poussent des cris d'horreur en voyant,

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