‹ Histoire des albigeoisChapitre 289 sur 442 · Piam dt Vinx-Gornay, chap. zlt · texte numérisé non relu

Piam dt Vinx-Gornay, chap. zlt

HiSTOIRS DBS ALBIGEOIS S7

hommes ai?rpstes et paisibles, la plaine conyerte de

f^prbes sanfrlantes, comme un champ de bataille. Effroyable présage! Ainsi va tomber la gerbe hnmaine; ainsi va s'accumuler, sous la faux de la croisade, la moisson des cadavres^ I

La croisa r!^ ^^'avance en trois énormes masses, convergeant vers Toaloase. lià grande colonne dnnord, composée des princes etdespenplesd'ontre-Loire, réunis â Lyon, incessamment accme dans sa marche des ehoTaliers da Dànphiné et de la Provence, et conduite par Amanid-Amalric, abhé de Gtteaax, descend la rive gauche do Rhône, tandis qne ses bagages immenses, cbarg^s sur des barques, suivent snr le fleuve. Au-dessous du coTifliiont do TArdèche, Tarmée passe sur la rive droitf^ pt par le diocèse d'Uzès et 1p territoire df^ Pierre Bermond d'Anduze qui lui S'^rt de îTuide. s*^ dirice vers ^^^ntpellier. La colonne de l'ouest, moins nombreuse que celle des Français, est formée d*Aqnitains et remonte la vallée de la Garonne sous la conduite de N..., arcbpvAque de Bordeaux. Il rallie à Langon l'évêque de Basas et les chevaliers des Landes, et pins haut rôvdqae de Limoges amenant les barons da Périgord, dn Li* moQsin et môme de TAnvergne. De ce nombre le puissant et courtois Gai, comte d'Anvergne, et le vicomte de Tarenne, non moins chéri des troubadours. Amis du comte de Toulouse, car ils avaient voulu naguère marier leurs enfants, ils ne marchent qu'à regret dans la croisade. Cet ost détruit en passant

i. Ibid. Chap. II.

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Qontand, ravage Tonneins^ et remontant le Lot, se présente devant Gassanhol, où vint le rejoindre l'évôqne d'Agen avec les peuples des deux rives de la.Qaronne» Dans Gassanhol, commande pour le comte de Toulouse le chevalier Seguin de Balens, digne de son nom valeureux, avec des Gascons agiles et bons archers. Seguin repousse l'assaut , et content d'avoir satisfait à l'honneur, se rend, non à i'archevôque, mais au comte Gui, qui sauva ses vaillants défenseurs, et s'adjugea le pillage de la vill« probablement pour le rendre aux malheurHUX habitants fugitifs do Cassanhol. De lA une querelle violente avec Tarchevêque, qui vraisemblablement revendiquait sa part du butin et la mort des chevaliers. Le prélat contenta sa vengeance en massacrant maints hérétiques, et en jetant dans le feu mainte belle pata^ rine qui rieanaii en mourant Dans cette guerre, l'humanité sera toigours laïque Puis, l'ost traversa les ftpres collines qui séparent le bassin du Lot de la ▼allée du Tarn, pour remonter le cours intermédiaire de l'Aveyron ; se grossit dans ce trajet des renforts conduits par Tévêque de Cahors qui descendent avec les châtelains du Quercy Do ce iiouibre, Bertrara de Gardaillao, fi ôre de Tévôque ; Bertram de Gourdon, d'une race chevaleresque célèbre dans les ballades, alliée à la maison de Turenne ; et Bertram de Castelnau qu'il ne faut pas confondre avec le Taillant Rattier, seigneur de Castelnau et de Gaussade, gendre d'Esclarmonde de Foix, et conséquemment hostile à la croisade. •

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