‹ Histoire des albigeoisChapitre 290 sur 442 · d« TodaU*. KIV · texte numérisé non relu

d« TodaU*. KIV

Enûn nne troisidme colonne» moins forte eneore que celle de l'ouest, conduite par Tévéqne du Pay en Velay, descendait du Gantai à travers le Ronergne, prit le chAtean de Puy-la*Roque qui ne combattit pas, et joif^nit la colonne bordelaise devant Caussade qu'on mit à rançon. Elle gnn^na, en remontant, le cours de rAvf\vron, et ravagea ces rivages enchantés par les por'tiqups amours du vicomte de Saint-Antonin et de la danio de Penne. Les barons se contentèrent de tirer une forte rançon de Saint-Antonin, ce dont ils furent blâmés par les légats. Des bords de TAvejron Tarmée descendit ansnd vers la vallée du Tarn. Les habitants de Villen^nr» eflrayés du sort de Gassanhol, nu Inndi soir, incendidrent lenr bourg, et s'enfuirent pendant la noit à la clarté des flammes et de la lune. L'ost n'en troava que les cendres» et, descendant encore plus an snd dans la vallée de TAgout, se dirigea en tonte bftte» car il était en retard, vers Montpellier oû Tattendait la g-rando colonne de l'est. C'est à cette marche précipitée que Lavaur, Castres, Mazamet, et les bourgs de la Monta^:^ne-Noire dont il lonLîeait la base septentrionale, durent de n'être pa^ assiégés et détruits. Hautpoul, d(i pied du pic de Nore et du sein des nuées, le vit passer, comme un orage rapide, dans la vallée^ contournant la Septi manie cathare, comme nne béte féroce qui rùde autour de Tagneau avant de dévorer sa proie'.

Montpellier était le rendez-vous des croisés. Cette ville formait comme nne oasis catholique an milieu du

t. PitiT» de Vau-Geniâj, XIII 6l XIV.

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Midi cathare. Lficomtf^ Giiilliem VIII, sa femme Eudoxie, et leur fille Marie, n ine d*Aragon, avaient été dans tous les temps dévoués aux papes. Leur palais était la halte habituelle des légats. De leurs murs étaient partiales missionnaires ; deldurs murs devaient s'élancer les croisades, La colonne orientale, arrivée devant la cité, planta ses tenteis autour des remparts, et prit dans les plaines voisines , en attendant l'ost aquitaiUt quelques jours de repos précurseur de ses rava« ges. Bientôt; les légats pontificaux virent venir le jeune Ramon-Roger, vicomte deCSareassoune, beaufrère de Marie d'Aragon, et qui comptait pout-ôtre sur la catholicité fei \^<jiile de cette reine et Tapparente orthodoxie du roi pour faire sa paix. Mais Arnauld et Milon repoussèrent ses justifications intempestives, rejetèrent avec orgueil ses offres d'arrangement, et exigèrent qu'il livrât Béziers et Gareassonne à leur merci. Le c< mte de Toulouse son oncle, et son beau-frère Guilhem de Montpellier, s'interposèrent inutilement pour fiéchir la superbe de ces vice-dieux. Le noble jeune prince refusa ces conditions inbnmaines, remonta sur son cbeval de gnerre» et partit pour défendre ses villes et ses peuples, n arrive à Bésîers avant Fdube; les habitants entourent leur seigneur : c '£h bien t que! espoir nous apportez-vous? lui demandèrent les consuls? — Ne songez qu'à vousdéf ndre, répondit le vicomte; je vous enverrai bientôt du secours; moi, je suis attendu à Garcassonne! » £t soudain il s'éloigne au galop vers l'occident ^

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