‹ Histoire des albigeoisChapitre 292 sur 442 · Bederra, cbemiD des eaux, lo même que Bidasioa · texte numérisé non relu

Bederra, cbemiD des eaux, lo même que Bidasioa

Uê ÛxaeB àè Um mères, Findépendanoe et la fierté de lenra premiers éponz. Ils étaient yaodois et cathares ; ils ne supportaient qae des ôvôques libéraux, détestaient la théocratie papale, et avaient voulu tuerie lég'at Pierre de Gastelnau qui prétendait leur imposer hautainement le joug de Rome. Ils attendaient fièrement la croisade.

Un prôtre, après avoir célébré sa messe, vint un jour devant la cathédrale dont la façade touche aux remparts escarpés de Touest. Il demanda ce que signifiait ce bruit inattendu de pics et de marteaux aux murs des tours. — Nous fortifions notre ville contre les Français, répondirent les citoyens. — Vous fortifies votre ville contre les pèlerins I Mais qui vous protégera d'en haut? s'écria un grand vieillard dont le doigt montrait le ciel. Les citoyens, violemment émus et courroucés, voulurent se saisir du vieillard inconnu, mais il disparut, et l'on n'a jamais su comment il s'évanouit, et si ce n'était pas qu(?Iqueange chargé d'annoncer la dernière heure de Béziers. Des prodiges éclataient comme au siège de Jérusalem *.

Les juifs sortirent en masse de la cité condamnée, pressentant le massacre. Ils se réfugièrent sans doute dans les murs hospitaliers de Narbonne et sous le sceptre pastoral de leur roi, le rabbin Galonimoe II. Le vicomte de Béaders s'est retiré ft Garcassonne, l'évéque est dans le camp des croisés. Abandonnés de tous; les dtojens ne s'abandonnèrent pas. Ils réparaient leurs tours et fourbissaient leurs piques. Un jour un prôtre sur sa mule se présente à la porte

1, P. <!• V«Qi-Geraaj, ch. xu.

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orientale : c'est leur évôque, Réginaîdde Montpeyroux ; il vient de la part des légats. Il convoque les habitants dans la cathédrale. On fait silence. « L'ost des croisés, dit le vieillard, s'nvance sur Béziers. Il vient pour exterminer les hérétiques ; livrez-les entre nos mains, on , si vous ne le poavez» sortez avec moi de la ville condamnée, car vous allez périr par Tépée. » A ces mots, un gnnà tumulte s'élèTe dans la foule; les consnls répondent : « Noos ne ferons jamais pareille lAcheté. Plutôt qne de livrer nos frères» ou d'abandonner notre ville, nous aimerions mieux être noyés dans la mer. Nous ne changerons pas pour une autre notre seif^nenrie. Quant . à notre ville, elle est forte et si solidement close de murailles, qu'en un mois entier elle ne sera pas forcée. » Ainsi, dit un chroniqueur, ils firent pacte avec la mort, et plutôt que de vivre chrétiens, choisirent de mourir cathares*. L'évêque remonta sur sa mule et revint auprès des légats qui arrivaient à la téte de la croisade

La croisade immense, cohue confuse, tumultueuse, incalculable, évaluée pourtant à trois cent mille . combattants» ramas de tous les vagabonds» et de tous les hommes de proie de TEurope» et dont le roi des Ribauds, à la téte de quinze mille 4e ses truands déguenillés» formait la hideuse avant-garde» arriva, devant Béziers, la veille de la Madeleine, sar le soir (21 jaillet 1200). Elle enveloppa la ville, comme une nuée, et campa autour des murailles. Jamais, dit le poète, i'o:>t de Méuclas ne déploya devant Mycèues

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