àé Tad6U«, ttr. XXVIII, p. 4S.— 1 Ibid. XXIX
HISTOIRE DBS ALBIOBOIS 87
Agnès, sa belle-sœur éplorôe, et son potit neveu, le blond orphelin de Garcassonne. Sur les bords de rÂade cependant, de part et d*aatreon reprend les armes. Les croisés abattent des arbres pour combler les fossés avec leurs branches et construire avec lears tiges des engins de guerre. Les chefe rôdent autour de la cité, cherchant un point d'attaque. Les évéques et les moines impatients excitent les soldats. Ils crient : Vite au pardon ! et l'armée s'élance à l'escalade. Mais le vicomte et les barons sont aux murailles. Ils lancent un si furieux orage de flèches, de pierres, d'eau bouillante et de feu grégeois, que l'armée, meurtrio et sanglante, recule. Beaucoup d'assiégeants restèrent morts au pied des remparts, beaucoup d'assiégés restèrent navrés sur les créneaux. Mais les tours sont si hautes et les murs si solides que jamais on n'eût pris Garcassonne*. Malheureusement les éléments vinrent au secours des croisés. Ils avaient coupé le fleuve. Les assiégés n'avaient plus que l'eau des puits. Ces fontaines, d'abord insuffisantes, ne tardèrent pas à tarir. De l'agglomération des peuples et des troupeaux , de la puanteur du bétail écorché, naît une épidémie. La canicule, dans cette infection, engendre des mouches qui tourmentent les hommes et les animaux. Les femmes elles enfints en poussent des luirlernents. Les superstitions troublent les cerveaux atïaiblis. Les arbalétriers tiraient des flèches du haut des tours; mais ces flèches, décochés par des mains débilitées, n'atteignaient pas Tennemi. Ni vautour, ni cor-