‹ Histoire des albigeoisChapitre 307 sur 442 · de Tudeile, XXX.iV. Chronique romane anonjme · texte numérisé non relu

de Tudeile, XXX.iV. Chronique romane anonjme

HISTOIRE DBS ALBIQBOIS «

blement, lui proposa son ami Simon de Montfort, baron comparativement pauvre, mais le plus vaillant homme de la croisade, et le plus ambitieux d'une principauté qu'il avait pourchassée dans tout l'univers. Le légat s'adjoignit deux archevêques et quatre barons, et ces sept chefs, par la coopération des sept dons du Saint-Esprit, élurent Simon de Montfort. L*abbô de Ctteanx, le dac de Bourgogne et le comte de Nevers allèrent sons sa tente porter an chef croisé lear choix et Tordre dn ciel. Simon, tout plein de disoréUon^ se refusait modestement A cet Aonnmretà ce fardeau. Il se disait insuffisant, il se déclarait indigne. Le duc et Tabbé tombèrent à ses pieds, et, comme il résistait encore, Amalric, impérieusement, lui ordonna, comme légat, d'obéir au saint-siège, en le menaçant du courroux pontifical. Le fier et rusé romieu ne se rendit enfin que lorsqu'il eut arraché des princes la promesse formelle qu'ils l'aideraient à compléter, à conserver et à défendre la conquête romane. Alors seulement il accepta le commandement pour la gloire de Dieu, V honneur de V Eglise et la ruine de f hérésie^.

L'élection de Montfort parait aroir été arrangée d'avance entre Gui de Vanx-Gernaj, le duc de Bour» gogne et probablement le roi de France. Le due

engagea le comte à le suivre à la croisade. L'abbé porta le message à Simon de Montfort. Il le rencontra dans l'église de son château de Rochefort, près de Dourdan. A cette o&q inattendue^ le comte

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