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et jeter, eomme un chien, dans le Tibre, le eadavre mutilé de rinfortuné pontife souverain Formose (806), Portugais, ancien nonce en Bulgarie, et peut-ôtre suspect de catharisale^ Tel était Tétat intérieur de
GarcassonnA, si heureuse naguère so^s le poétique sceptre des Trencabel.
Cependant les habitants évadés par le souterrain vicomtal, ou expulsés par la poterne du Rasez, s'étaient enfuis vers Toulouse, vers le comté de Foix, vers la Catalo^iic et l'Aragon. Ils racontaient, sur leur passage, l'iucarcératioa du prince, le pillage de la cité, les gibets des citoyens, les bûchers des vivants et des morts. Leur nudité était l'emblème du sort réservé à tout nn peuple. Dans leur fuite, ils portèrent avec eux la terreur de ville en ville, de boorgade en bourgade, de désert en désert, jusqu'aux cimee les pins sanvages des Pyrénées.
La croisade fut donc Tœuvre d'Innocent III, II la bénit du haut du Vatican. Il lui donna son archilégat, l'abbé de Cîteaux. II investit sou généralissime, Simon de Montfort. il la dirigea par ses nonces, la recruta par ses évéqnes. II confirma son triomphe impie dans le condle œcuménique de Latran. Donc, Panathème du genre humain, on plutôt l'immense pitié du monde, doit retomber tont entière sur la téte de ce vice-Dieu.
1 Fleur/, t. XI, 138, 134, 581, 007, 010. etc.