P. d« Tauz-Ctnaj. eh. XXXVII
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autre tour la bannière au lion. Monlfort, modestement, entra le dernier dans sa conquête qu'il devait au lion céleste.
Après la cérémonie lustrale, Gui^ abbé de Vaulx* Cernay, se détachant du légat, se rendit aux deox maisons où menaient la 7ie commune les Parfaits et les Parfaites. Pierre^ son neven, qui probablement raccompa<^mait, prétend qu'il portait des paroles de paix, et des avertissements de salut. « — Pourquoi nous prêchez-vous? s écrièrent les Parfaits. Nous ne voulons pas de votre foi ; nous abjurons la reli^^ion catholique. Môme devant la mort, nous n'abandonnerons Téglise du Consolateur ! » — L'abbé se rendit ensuite à rhospice des Parfaites. 11 les trouva plus résolues encore et plus hostiles à l'Église romaine. Montfort, sur ces entrefaites, étant entré dans la ville^et trouTant tous les hérétiques parqués sur une place, les somma lui-même de se convertir à la foi romaine. Ils refusèrent obstinément; aiorsle chef de la croisade les lit conduire h(jrs df^s murs, et l'on dressa un immense bûcher. 11 ne lut pas' besoin de les traîner, dit le témoin contemporain, tous se précipitèrent de gaieté de cœur dans les flammes, ils étaient^ selon les uns, cent quarante; selon d'autres» cent quatre-vingts. Trois femmes furent seules sauvéespar Mathilde de Marli^ cousine de la comtesse de Montfort. Puis le reste des habitants fut réconcilié ; on laissa une garnison dans le château, on mit le feu aux cabani3s ue leuillai^o du camp, et Montfort redescendit avecsonosiàCarcassonne. « 0 miracle, dit le chroniqueur, le feu épar^^'iia l'oratoire de
ramée marqué de la croix, et la source chétive qui pen-
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dant sept semainas avait, en multipliant son OBda,
abreuvé largement les hommes; et les animaux, tarit après leur départ et redevint ce qu'elle était, un minco filft d'eau, 0 grandes choses de Dieu i 0 bonté du Rédempteur 1 »