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CHAPITRE IV

Le château de Termes. — La maison de Termés. — Siège. — Pôlerins bretoas, français, allemanda. — 1/iugénieur Guil- Uume, «Khiditcra de Parii.* — Prita da Twm»i. — Guilhem d'Esoartt — GombAti. — SéchantM. — Pâmiiia. — PluiM. — Mortalité. — PriM de Terméa (82 aoT. iSiO).

Termés, ea latin castrum finarum^ tirait son nom des frontières du Garcassais et du Roussilion. Le Termenois est sur la chaîne des Gorbiôres qui sépare les Ëtats desTrencabel des domaine^ des rois d'Aragon. De son contrefort escarpé il commandait le pajs de Lérida^ la rive droite de l'Aade, de Gareassonne à la mer» Il mensçait l'abbaye de la Grasse et la Yille de Narbonne. Termés et Ménerbe étaient comme deux lions gardiens de la vicomté du côté de l'orient. Ménerbe abattu , il fallait terrasser Termés, pour que Montfort dominât la grande vallée jetée entre les Gorbières et la Montagne-Noire. Termés et Ménerbe étaient les Portes de fer de Gareassonne. Termés se composait da doiyon bérissé de tonrs» d'an boarg revéta d'ane enceinte,. et pins bas d'an faoboarg également ceint da monil-

les; le tout eiiTelopp6 du repli d'an torrent muglnant dans an goalfre eircalaîre, son canal SâiH Yage de granit. Termés n'était abordable qne oar l'intervalle dn torrent et par l'interruption dn gouffre, presque partout surplombant ou vertical, et ce passage encore tellement abrupte qu'il fallait se précipiter dans Cahime, puis, en quelque sorte, ramper vers le ciel. En outre, à un jet de pierre du cb&teau, était une roche à la cime munie de tours, appelée Termet ou Tumet, comme le front menaçant d*un bélier. Termés» an jugement hamain, paraissait entièrement inexpugnable ^

La maison de Termés était note brancbe de celle de Barcelone. Son premier seigneor fut Oliba Gabreta ou Olivier l*'. Ramon III, son cinquième descendant, était d'un cacactère aussi belliqueux que sa montagne et son donjon. Il était toujours en guerre, soit avec le roi d'Aragon^ soit avec les comtes de Toulouse et de Garcassonne^ soit avec Tabbaye delà Grasse, dont il détestait le joag monacal. Il embrassa le catbarisme. Benoit, son frère, était évéqae dn Termenois; et son chàtean, le siège de rbérésie, maintenant le refuge de ses ministres. Le culte catholique j était aboli depuis Irento ans. Ramon était excommunié ^.

Ramon de Termés, apprenant que Montfort voulait assiéger le cbâteau, le munit de soldats, d*engins et de vivres très-abondants, et se prépara â la

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