Biographies de Pierre Vidal et de Ramon de Miraval
rons s'unirent par leor serment de chevalier. Pierre- Roger appelle un forgeron qui ôte les fers dn captif; il lai fait couper la barbe et les cheyeux, lui fait preii« dre un bain et le reyét d'une riche robe, lui offre un palefroi bien magnifique, qui n'a jamais été monté, et le fait escorter par trois jeunes damoiseaux à cheval . Lui-môme le guide^ par honneur, hors du château; en se quittant les deux chevaliers renouvellent leur serment. Doucliard croyait rôver, et, dit le poète, n'eut jamais autant de joie depuis qu'il naquit de
La nouvelle de sa délivrance le devance à Carcassonne ; Montfort et les barons accourent à sa ren* contre ; quand ils se sont entrebaisés, ils le prient de raconter son aventure : « Avez-vous donné des otages ? — Nullement ; le château est à nous, nous en avons la seigneurie. Don Pierre -Iloj^er m*en a donné le commaiuleinent ; nous avons fait amitié et grand pariage, et je l'ai juré devant Dieu. » On . se rond à Carcapsonne; loiUo la nuit, fôto au palais et dans le camp. L^^s chevaliers se font raconter les années de sa captivité et les joies de cet événement presque miraculeux. On l'attribue à la sainte Vierge-.
La joie de Bouchard fut d'autant plus vive qu'il trouva probablement sa môre> Mathilde de Marli» et sa sœur, Marguerite de Narbonne, auprès de' sa cousine, la comtesse de Montfort.
Le matin venu, Montfort, Bouchard, les barons et les légats se mirent en route pour prendre posses-