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Pierre de Vaux-Cernav, chap

2i Ouilhem de Tudelle.

159 HISTOIRE DES ALBIGKOIS

^îontfort arriva le dimanche 3 juin 1212, et planta ses pavillons. Puis il s'établir dans le boarg abandonné. Le combat commença sur ses décombres fumants. Bansas^ Bovon^ Montfavans, descendirent da donjon et s'efforcèrent de déloger les Français. Ce fut d'abord un combat d'arcs et de flèches. Les croisés se maintinrent dans le bourg incendié, et sur ses charbons noircis établirent leurs engins. Les assiégés leur opposèrent d'autres machines. Au combat des arbalètes succéda la bataille des calabrcs. Des deux c6tés^ les pierrières gesticulantes lançaient des grêles et des tempêtes de caiUoox qui, s'entreheurtant, étincelaient dans les airs* Mais ces rochers entamaient à peine le granit des remparts. Les croisés tentèrent une escalade. Les faidits les refoulèrent, poursuivirent les fugitifsjusque dans le camp, et tâchèrent d'incendier les machines chautîéès par le plus ardent soleil. Monlfort parvint cependant à sauver ses engins dont les grands squelettes grinçaient, rugissaient, et crachaient leurs liots de pierres, avec leurs nuées de âammé et de fumée, contre la noble et immuable citadelle. Ce furent pendant trois mois les mômes choses, les mêmes mêlées, les mêmes combats monotones. En tain l'évêqueGui do Vaux-Cernay et son neveu Pierre l'historien haranguaient les assaillants. Les alertes étaient tellement fréquentes que ces moines n'avaient pas un instant pour leurs repas ou leur repos. Ils étaient grillés par la canicule sur ce roc nu. Montfort comprit enfin qu'il n'avait pas assez de monde pour étreindro la puissante Penne. Il appela des Pyrénées le prince de Sidon, son frère.

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GHAPITHE VI

Le prince de Sidon attaqtie MonUégur— L' Aoarnaguès. — Les races 'chevaleresques. — Prise de Lavelanet. — Blocus de Montségrur. — Gui recul© devaikt le coicte de Foix. — Forteresse du Paraclet.

Sairons vers la Sepfimanie son agile messager.

Gui de Montfort avait été laissé à Garcassonne pour contenir le comté de Foix. Depuis trois ans la croisade avait conquis le cours de l'Aude jusqu'à Limous, de l'Ers jusqu'à Mirepois, de l'Ariège jusqu'à Pamiers ; mais elle n'avait pas suivi cette ligne qui conrilelong des montaghes, de Limons à Fois; elle n'avait pas encore attaqné Montséguret se contentait de regarder de loin ce camp mystérieux dans les nuages. Enfin Gai de Montfort résolut de franchir le Chercorb {riipes curva) et d'envahir la région du Thabor. Il allait avoir pour adversaire Kamon de Perelha, le jeune héros de Montségur. Les deux «'hnls «'ilaient dignes l'un de Tautre ; Gui était uu Mouttort juste et humain, sous la croix; Ramou était, sous Tarmure chevaleresque, un saint du Paraclet. Or, depuis qu'il avait conduit le sacerdoce cathare

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