P. d« Vanx-Gernay
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de Id yille an cénobite, et se sobstitasnt au eomta
(le Toulouse devint abbé'chevalier de la grande abbaye carloviiigieune. Moissac fut assiégé entre l'Assomption et la Nativité de la Vierge, (15 août- S se|)lembre)et tout riionneur de la victoire futreûdu à la Mère de Dieu, générale de la croisade
Moissae put faire ses yendanges, et fouler ses raisins dans ses pressoirs rouges de saug. Moissae ne se montra ni mou ni flétri comme une grappe desséchée; mais, fier vigneron, il vendangea vaillamment la croisade, cette vigne sauvage du cep de Goninioi rlie, qui ne produit (ju(^ des gra])pes de sang et de tiel, mûries sur un soupirail de l'Enfer. Moissae a sa strophe glorieuse daus l'épopée romane. Sur cette strophe planent néanmoins une lumière et une ombre; la lumière, c'est la défense héroïque ; rombre» c'est l'abandon de ses magnanimes défenseurs.
Au jour de l'expiation, sur l'emplacement du donjon, le champ du massacre, sur ce plateau colminant qui domine la cité, la grève, le deuve, théâtre de leurs exploits, Moissae dressera une pierre funèbre et triomphale aux trois cents Spartiates duParaclet. Ou inscrira sur ce trophée réparateur : Aux trois cents citoyens quii pendant vingt jours ^ défendirent Moissae contre vingt miUe croisés^ au nom de la patrie, de la justice et de Dieu.
Ces Taillants faidits appartenaient évidemment au camp du Quercy. Nons en connaissons le chef régional, Uattier de Gdussade, et son troubadour, Ber-