‹ Histoire des albigeoisChapitre 397 sur 442 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Le roi d'Âragon vient à Tuulouse. — Coucile de Lavaur. — IL rcyetto les proposition^ du roi. — Il rend compte de tes réiolutions tu pape.

Ramon VI, nous Tavons va» s'était rendu à Saragosse pour implorer les secours du roi d'Aragon. Le yainqaenr de Toloea fat émn des malheurs du

prince vaincu. Malgré l'hiver, il résolut de passer les Pyrénées. Vers l'Épiphanie, il arrivait à Tou louse. « 0 Toulouse, s'écrie un moine furieux, vrai nid d'hérétiques, tnbernacle de voleurs ! » Tabernacle, en effet, mais de volés, de proscrits^ de tous les déshérités du Midi; La patrie romane était rédoite aux mnrailles de sa métropole. Ce. camp de Faidits dut saluer avec un enthousiasme attendri le ▼ainquenr de l'Islam. Sa yictoire sur les Maures présageait son prochain triomphe sur les croisés. Il se posait eu roi des proscrits. 11 choisit des soldats, des écuyers, des chevaliers. Il en créa une seconde milice urbaine pour repousser les deux Moutfort et . u. 20

le comte Baudouin qui venaient chevaucher autour de Toulouse.

Sur Tordre impératif d'Innocent III, Tarchevêque de Narbonne^ TôTÔque de Riez et Thôdise darent enfin convoquer nn concile ponr la pnrgatîon canonique de Ramon VI. Ce concile, réani d'abord à Avignon, fut bientôt^ poor raison d'insalnl^itô, transféré à Lavaur, la cité tragique. Il délibéra sar les ossementvS d'Améric et de Géralda de Laurac, et de trois cent^^ martyrs. Ce concile conciliateur fut dominé par K'S «grands cli^fs do la guerre et du massacre. Le roi d'Aragon voulut préalablement conférer de la paix avec Simon de Montfort et l'abbé de Giteanx. L'entrevaese lit entre Toolooseet Lavaur» probablement à Vertfeuil, lien consacré par nne mission de saint Bernard. Pierre de Vancernai s'y trouvait à la soite de son oncle, l'évéque de Garcas* sonne *. Le monarque pria l'archevêque de Narbonne et l- s autres prélats de restituer leurs domaines aux comtes de Toulouse, de Commenges, de Foix et de Béarn. Le sombre dictateur de la croisade feignit de se désister de son omnipotence en faveur du concile. U répondit : « Rédigez par écrit toutes vos demandes et envojez-lés» signées et scellées, aux évéques réunis à Lavaur. » Le roi pria le comte de Montfort et le prince de Sjidon de ne pas faire de mal pendant kuit jours à leurs ennemis. Simon répondit faroucbement : « Je ne me désisterai pas de

1. Pierie est ici plas ci r.vablo que don Vaissette, ([ui pr^lend que Teatrevue eut lieu a Luvaur.

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faire du mal ; mais par révérence pour vous, je ces* serai de faire da bien, darant ise» huit jours. » Pierre II, de son côté, promit une suspension d'hostilités qui, selon le chroniqueur, ne fut point tenue

par les princes romans.

Trois jours après le monarque écrivit, de Toulouse, ses demandes aux prélats de Lavaur. ' Demandes du roi des Aragouais aux prélats réunis en concile dans la ville de L-^vaur :

« Pierre, par la miséricorde de Dieu, roi d'Aragon, pour Ramon, comte de Toulouse, lequel désire retourner au giron de notre mère FEglise, requiert humblement de tos Saintetés et les prie instamment, pour qu'en donnant satisfaction personnelle de tous excès quelconques, selon qu'il aura paru convenir A l'Eglise elle-même, ainsi que des dommaj^^es et torts apportés aux diverses églises et aux prélats, suivant ce que la clémence de cette sainte Mère jugera devoir enjoindre au comte, il soit par grftce et miséricordieusement rétabli dans ses possessions et autres choses qu'il a perdues. »

« Que si, par cas, TEglise, en punition des fautes du comte, ne voulait entendre à la demande du roi, il requiert et prie pour le fils comme pour le père, en telle sorte cependant que celui-ci n'en rende pas moins personnelle satisfaction pour tout excès commis, soit §n marchant aux frontières des Sarrasins aTec chevaliers, pour secourir les chrétiens, soit en allait outre-mer, selon que FEglise décidera être le mieux expédient. Quant à rinfant» qu'il soit tenu en sa terre sous garde, bien diligente et surveillance très fidèle^en l'honneur de la sainte Eglise romaine.

UiSTÛliiË DES ALBIGEOIS

jusque à temps que signes manifestes se fassent voir chez lui de bonne- nature et généreuse. •

« Le comte de Gommenges ne fut jamais hérétique.

Il ne fut jamais le défenseur, mais plutôt Tadversaire des hérétiques. Il a perdu des domaines pour avoir assisté son sei^^neur et cousin le comte de Toulouse. Le roi demande encore et prie pour lui, comme pour son vassal, que restitution lui soit faite de ses domaineSy saof pareillement telle satisfaction que lai commandera T^glise, s'il semble qu'il ait manqué en quelques points. »

« Le comte de Fois non plus n'est ni ne fut hérétique. Le roi demande pour lui, et prie comme pour son parent bien-aimé, auquel sans honte il ne peut faillir ni justement en tel besoin, qu'èn sa faveur et révérence ])0ur lui, il soit réintégré dans ses choses : moyennant toutefois qu'il satisfera à l'Eglise, en tout et pour tout ce en quoi la clémence de cette bonne Môre jugera qu'il s'est rendu coupable. »

« Pour Gaston de Bôarn, son vassal, le roi de« mande et prie afiEectueusement qu'il soit rétabli

dans ses terres et feauté des siens vassaux, d'autant plus qu'il est prêt à obéir et se soumettre aux ordres de l'Kglise, devant juges non suspects, si d'aventure il ue nous est loisible ouïr sa cause et l'ezpédier. »

• Au demeurant, pour tout ce qui précède, le'rpi a cru qu'il fallait invoquer miséricorde plutôt que jugement, adressant à votre clémence ses clercs et ses barons, et tenant pour ratifié sur les points ci-contenus tout ce que vous ordonnerez avec eux; suppliant

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qu'en ce fait vous daigniez usor d'une telle cir -oim peclion et diligence que le secours des barons et du comte de Montfort puisse être bientôt donné aux affaires de la chrétienté, dans le pays d'Espagne, pour rhonneur de Dieu et Tagrandissement de notre sainte mère l'Église. »

« Donné à. Toulouse le 7® jour avant les Calendes de février^ »

Le roi Pierre, dans sa lettre, manque de sincérité. Il inculpe trop rinforlunéI»amon. Il insiste trop sur son envoi outremer, exil qui mettait l'infant sons la tutelle de TEglise ou du monarque. Il rappelle trop, et d'une manière absolue, le vasselage partiel, contesté OU chimérique, des princes pyrénéens. 11 parle en suzerain pour profiter des ruines accumulées par Montfort, et prévenir Tinvasion imminente du roi do France. £nûn» et pins- noblement, il cherche d détourner la croisade et son terrible chef contre l'Espagne musulmane. Le Concile est bien plus sincère et plus véridiqne dans son implacable fanatisme. Nous transcrivons intégralement sa réponse. Ses discours sont des harangues de l'histoire, et leur phraséologie verbeuse et barbare peint le siècle :

« A l'illustre et très-cher en Jésus-Christ, Pierre, par la grâce de Dieu roi des Aragonais et comte des Barcelonais, le Concile, réuni à Lavaur, salut et sincère affection dans le Seigneur I •

« Nous avons vu les pétitions et pièces que Votre royale Sérénité nous a adressées pour le comte de Toulouse et son fils, les comtes do Foix, de Comraenges, et le noble hoinine ( iaston de Héarn, dans lesquelles lettres, entre autres choses, vous vous

dites un déyot fils de l'Église : pourquoi nons ren> doDS actions de grâces au Seignear Jésas-Gbrist, et à Votre Grandeur royale, et en tout ce que nous

j)Ourrons fuire selon Dieu, nous admettrons atfectueusement vos prières, à cause de ce mutuel amour que notre sainte mère TEglise romaine vous porte, à ce que nous voyous, et vous à elle, non moins que par révérence ponr Votre Excellence royale. »

« Quant à ce que vons demandez et priez à Tégard du comte de Toulouse, nous avons cru devoir répondre à Votre royale Sérénité que ce qui tonchela caasedo comte et de son fils, laquelle dépend da &iit de son père, n'a, par autorité supérieure, été dntout laissé a notre décision, vu que le comte de Toulouse a lait, sous forme certaine, commettre son affaire par le seigneur I*ape à Fév^que do Riez et à maître Tliédise; à quel sujet, comme nous croyons, vous gardez en fraîche mémoire combien de grâces fort grandes le seigneur Pape accorda an dit comte aprôs ses nombreux excès ; pareillement quelle faveur le vénérable, archevêque de Narbonne, légat du Siège apostolique et ponr lors abbé de Gîteanx, ât, il y a deux ans, si nous nous en souvenons bien, au même comte, sur votre intercession et en considération de vos prières. »

« En eflet le légat consentait à ce qu*il conservât intactes et tout entières ses seigneuries et propriétés, et que lui demeurassent aussi dans leur intégrité les droits qu'il avait sur les cb&teaux des autres )iér6tiques qui faisaient partie de son fief, sans albergne^ quête ui chevauchée ; en outre, pour ce qui est des chftteaax qui appartenaient aux autres hérétiques et

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n'étaient de son fief, lesquels ce comte flisait monter à cinquante, le légat voulait h\en f ncore que la quatrième partie, voire la troisième, tombât en sa possession *. »

« Toutefois, méprisant cette grande grâce du seigneur Pape, du susdit légat et de TËglise de Dieu, le comte, allant droit contre tous les serments qoUl avait anciennement prêtés aax mains des légats, ajoutant iniquité snr iniquité, crime sur crime, mal sur mal, a attaqué TEglise de Dieu, et a porté ^rrandement dommage à la chrétienté, traitant et s';il liant avec les hérétiques et routiers, ri bien qu'il s'est rendu indigne de tontes fijvenrsetd^ tons bienfaits. »

« Qufuit [\ ce que vous demandez pour le comte de Commenges, nous avons jugé devoir en cette façon vous répondre sur ce point : savoir qu'il nous a été donné à tenir pour certain que, comme il a, après nombre d'excès et de violations de serment, contracté alliance avec les hérétiques et leurs fauteurs, et d'accord avec ces pestiférés combattu l'Eglise, bien qu'il n'eOt jamais été lésé en rien, bien qu'ensuite il ait été soigneusement admonesté de se déporterde tels actes, et, revenant au cœur de l E^lis ^, de se réconcilier à l'unité catholique, néanmoins ce dit cornte a persévéré dans sa méchauceté; en sorte qu'il est retena dans les liens de l'excommunication et de Tanathème. M^me, dit-on> le comte de Tpulouse a certifié maintes et maintes fois que ce fut le comte de Gommenges qui le poussa à la guerre, d'où il suit que ce dit comte fui en cela l'auteur' des maux qu'elle a causés

1, p. de Vaux-Cernaj, ch. 43.

m HISTOIRE DES ALBIGEOIS.

en si grand nombre à TEglise. Cependant, s'il se

montrait tel qu'il méritât le bienfait de rabaolo-

tion, après qu'elle lui serait accordée et qu'il aurait le droit d'ester en jugement, l'Eglise ne lui dénierait justice au cas où il aurait quelque plainte a foriner. »

< £n outre. Votre Grandeur royale demande pour le comte de Fois. A qnoi nous répondrons qu'il est constant à son sujet que depnis longtemps il a été recéleor des hérétiques, d'autant qu'il n'est douteux qu'il faille nommer ainsi ceux qui s'appellent croyants. Le même comte, après ses excès multipliés, après tous ses serments^ le rapt des personnes et des biens, la capture des clercs et leur détention dans les cachots^ (pourquoi et beaucoup d'autres causes il a été frappé du couteau d'anatbèrae), voire après la grâce que le susdit légat lui avait octroyée en faveur de votre intercession, a fiiit an sanglant carnage des Croisés, qui, dans leur pauvreté et mmplicité pieuses, marchaient au service de Dieu contre les hérétiques de Laveur. »

« Pourtant quelle était cette grâce et combien grande, c'est ce dont Votre royale Grandeur se souvient bien, à ce que nous pouvons croire, puisque c'était à sa prière que le légat offrit composition à ce comte ; et si cette composition ne fut faite, c'est qu'il ne Ta voulu. U existe, en effet, des lettres adressées au comte de Montfort et scellées de votre sceau royal, lesquelles contiennent la clause suivante : m Nous vous disons de plus que si le comte de Foix ne veut se tenir à cette décision, et que par suite vous n'écoutiez point les prières que nous ferions

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pour lui, nous ne cesserons pas pour cela d'être en paix avec vous. » Toutefois si ce dit fait en sorte d'obtenir le bénéfice de Tabsolution, et qu^après en avoir mérité la grâce Jl se plaigne en quelque points l'Eglise ne lui déniera justice. »

c Vous demandez encore et pries; pour Gaston de Béarn; qu'il soit rétabli dans ses domaines et féaulé des siens vas^anx. Sur quoi nous vous répondrons, pour ne rien <lire actuellement d'autres nombreux griefs, on plutôt innombrables, portés contre lui/ qu'allié du moins aux hérétiques et à leurs fauteurs ou défenseurs contre l'Eglise et les Croisés, il est persécuteur très notoire des églises et des membres du clergé. Il a été au secours des Toulousains au siège de Gastelnaudari; il a près de lui l'assassin de frère Pierre de Castelnau, légat du siège apostolique ; il a longtemps retenu en sa compagnie des routiers et les y retient encore. L an passé, il les a introduits dans l'église cathédrale d'Oléron, où ayant coupé la corde qui soutenait la custode du Saint- Sacrement, ils firent tomber à terre le corps de notre Seigneur Jésus>Christ, lequel, chose horrible à dire seulement, fut répandu sur le pavé. De plus, en. infraction de ses serments, il a usé de violence envers les clercs : pourquoi et plusieurs autres raisons que nous taisons présentement, il a été enchaîné dans les liens de rexcoraraunication et de l'anathème. Néanmoins s'il donnait satisfaction h l'Eglise autant qu'il le doit, et s'il obtenait le bénélice de l'absolution, on ferait droit ?i ses plaintes, au cas qu'il en eût quelqu'une à présenter. »

« £n effet, sans cette condition, il ne serait couve-

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nable à Votre royale Majesté, trôs-illastre prince, d'intercéder ponr les susdits, toas excommaniés ; et poar noas, n^oserions répondre , d'aatre sorte snr tels faits et telles personnes. A cette cause» admonestons et exhortons en'Diea Votre Sérénité ro3rale qu'elle daigne avoir en mémoire l' h on rieur que lui fit le siège apostolique, et celui qu'il fait actuellement à votre illustre boau-frère (Frédéric II) le roi de Sicile; de môme que ce que vous avez promis au seigneur Pape lors de votre sacre, et les commandements qu'en avez reçus *. Nous prions le ciel qu'il vous conserve longtemps pour Thonneur de Dieu et de la sainte Eglise romaine. Que si, par cette réponse de nous, n'était Votre royale Majesté bien satisfaite, nous aurons soin de communiquer le tout au seigneur Pape, pour la révérence et grâce que nous vous portons. »

« Donné h Lavaur le i5® jour avant les calendes de février (1212). »

Pierre de Vaucemai fut le secrétaire du Concile, car les mêmes phrases se retrouvent dans ses

chroniques : phrases longues et lourde?, latinité de fer, armée, comme la hallebarde de Montfort, d'un glaive, d'uno hache, et d'un assommoir.

Le roi d'Aragon, se voyant débouté, demanda une trêve entre Montfort et Ramon VI jusqu'à Pentecôte, ou du moins jusqu'à Pâques. Les évéques refusèrent encore, craignant que cette suspension d'armes ne refroidit le zôle guerrier des Croisades du

1. Pierre fut couronné par le pape en 1204, et Frédéric II en 1212.

nord. Le prince proposa d'autres accommodements ;

ils furent t(3ns rejetés par le Concile qui crut y voir l'intontion secrète du rétablissement de Ramon VI et des Faidits dans leurs domaines. Il ne voulut, dit le chroniqueur^ ni lâcher les terres ni relâcher les îTii^rres. Le monarque indigné déclara qu'il prendrait sous sa protection les excommuniés, et appela comme d'abus au siège apostolique. C'est alors que larchevéque de Narbonne, légat du Saint-Siège, lui adressa cette lettre qui sent la foudre :

« Au très-illustre seii^Mienr Pierre, parla grâce de Dir»u roi d'Ara ^;on, fière Arnauld, par la miséricorde divine archevé(jue de Narbonae, légat du siège apostolique, salut en charité de cœur et par les entrailles de Jésus-Christ. Nous avons appris, non sans grande émotion et amertume d'esprit, que TOUS TOUS disposez à prendre sous Yotre protection, èt à défendre contre l'armée du Christ, la cité de Toulouse et le chAt^au de Montauban, ensemble les terres abandonnées à Satan, à cause du crime d'hérésie et d'autres forfaits horribles, séparées de toute communion avec notre m«'re l'Eglise, et livrées aux Croisés par l'autorité de Dieu« dont le saint nom j est si gravement blasphémé. Comme donc ces choses ne pourraient que nuire non seulement à votre salut mais à votre dignité royale, nous prions du fond de nos entrailles Votre royale Grandeur, et l'exhortons dans le Seigneur, do la part de notre Dieu rédempteur Jésus-Christ et de son très-saint vicaire, notre seigneur le Souverain Pontife, dont l'autorité nous est déléguée ; nous vous Élisons inhibitions que vous défendiez les susdites terresi et

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que, commnniqnant avec les excommuniés, il tous arrive d'encourir la tache d'aîKithème. Xoiis ne voulons du reste cacher à Voire Sérénité que si vous croyez devoir laisser aucun des vôtres pour la défense de ces lieux, comme ils seront excommuniés de droity.noas vons ferons publiquement déclarer tel en tant qae défenseur des hérétiques. *

Le roi d'Aragon ne tint aucun compte de cette semonce insolente de l'abbé de Ctteanz. Il prit sons sa protection Toulouse, les princes pyrénéens, et les peuples réfugiés dans la grande cité romane. Il se déclara maq-nanimement le défenseur de l'Aquitaine, le champion de Thuroanilé. Il reçut l'hommage de Toulouse abandonnée du roi de France. La guerre continua avec ses embuscades, ses rencontres, ses pillages, sesmeurtres» ses proies. C'est au milieu de ce tumulte d'armes que le Concile prolongea le tumulte de ses paroles d'airain, et le compte rendcT qu'il en fit au Vatican clôtura sa session orageuse par un dernier coup de tonnerre.

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