‹ Histoire des albigeoisChapitre 423 sur 442 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Intervention de l'abbé de Saint-Sernin et de l'évêque. — lU promettent le pardon du comte. — L'évôque, par trahison, livre la ville à Montfort. — Incarcérations, supplices. DestnietionB des touri. — Fuite d^Améric de Roals. — Il rauemble les exilés dans les Pyrénées* — Gémissement du poète sur Toulouse.

CPAPITRE VI

Guerre de Montfort dans les Pyrénées. — II marie Gui, son deuxième fils, à Peyronella de Bip-aiTe et assiège le chAteau de Lourdes. — Il cherche quei eUe au comte de Foix et assiège le chùteau de Moutgreuier. — Il cède à l'évêque de Saint-Lizier cette ville gardiennt du port d« Salao. — 11 pr«nd divers chàteaax du Termenolit oeeapé« par las ikidiU.

Toulouse domptée, Montfort se porte sur les Pyrénées pour en barrer les portes et rejeter les faidits en Espagne. Il pressentait que c'était des montagnes qae Tiendrait la Délivrance. Il se rend à Gommenges. L'évêqae est le gardien du Val d'Aran. De là il passe à Tarbes. Il va marier son fils Gai à Peyronella de Bigorre. Le. Bi^^orre, borné au sud par les Pyrénées, à l'ouest par le Béarn, au nord par l'Armagnac, à l'est par l'Astarac, le Nébouzan, les quatre vallées, a du sud au nord quinze lieues de long sur sept de large environ. Son nom est ibère, comme son peuple, et signifie les Hauts^Etangs. Il a efiectivement les sources de l'Adouret del'Arni et le cirque célèbre aux douze cascades. 11 possède aussi es plus hautes cimes : le Meddio, le Marboré, le

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Vîgnemal. Sa capitale pastorale est Tarbes» déjà connue dn temps de César. Les comtes de Bigorre

formaient un rameau do ce faisceau de princes cantabres'issus d'Aitor, leJaonna d'Aquitaine vainqueur des Maures. Ses descendants, refoulés par Gbarlemagne dans les Pyrénées, s'allièrent aux maisons de Béam, de Gommenges et même d'Aragon. Béatrit III de Bigorre éponsa Bernard V, comte de Gommenges, cousin par sa mère da comte de Toulouse et des fils de Noureddin, sultan d'AIep. Il eut de ce mariage Peyronella*, qui succéda, tout enfant, à sa mère, sous la tutelle d'Alphonse il, roi d'Aragon. Ce roi la âança à Gaston VI, vicomte de Béarn (1192). Gaston monrat en 1215, et Pejronella éponsa en secondes noces Nanez-San- ' che, comte de Gerdagne. G'est à ce prince de la maison de Roussillon et d'Aragon que Mont fort résolut de l'arracher, pour la marier A son second fils Gui, qu'on appelait Guiot pour le distinguer de son illustre parrain, le prince de Sidon. Nunez, à ce qti*ll parait, ne protesta pas ; Pejronnelia se laissa faire, encline an changement. Il se trouva cinq évéques, ceux de Tarbes, de Gommenges, de Gonserans, d'Aire, d'Oléron, et trois chefs d'abbaye, ceux de Clairac, de Saint-Savin et de Saint-Pierre de Gennerez, approuvés par l'archevêque d'Auch, pour dénouer ce mariage catalan et renouer ce mariage français. Des bras de Sanche elle passa dans les bras de Gui; elle eut ainsi deux maris vivants. Guiot était un adolescent, elle avait vingt^ans de mariage ;

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