‹ Histoire des albigeoisChapitre 49 sur 442 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Oadrres de Ramon V. — Bertran de Born. — Le clairon de TAquitaine. — Conjuration des prinoi's romani*. — Ils sont vaiucus par Henri II. — Trahis par llichard Cœur de Liuu — • Gluuiti de goArre de Bertran.

Ramon V, appoyé sar la France et sur les princes pyrénéens, sontenu par les barons^ les consnls, les troobadoarsy attendit l'agression des denz rois, de l'anglais et de l'espagnol. Henri II fat le plus impatient et le pins fougueux. Il s'élança sur le Qaercj et bientôt parât devant Tonloase. Il campait à Gastelnau d*Estrettefont. Mais Louis VII qui le guettait des yeux accourut à travers le Limousin. L'Anglais recula furieux vers la mer, et l'Aragonais déconcerté se tint immobile, comme un renard, derrière les monts. Toulouse fut délivrée une troisième fois de rattachas des Poitevins; ils revinrent une quatrième fois encore, et furent de môme expulsés par le comte et ses Taillants consuls (1163). Uaraon V chsitia ses TasBSQX révoltés qu'il détacha de TAragon et Inentôl formant une ligne de princes aquitains, attendit

M HISTOIRE DtE8 ALBIGEOIS

Toccasioii d'attaquer le roi d'Angleterre. Le prétexte fat la captivité de la reine Éléonore.

La maison de Plantagenet était pleine de débauche et de discorde. L'altière Éléonore, licencieuse à la fois et jalouse, fit empoisonner la belle Rosamonde qui lui avait enlevé le cœur sensuel de son mari. Henri II enferma sa femme dans un donjon anglais.' De là les lamentations poétiques des Poitevins réclauiant leur infante captive dans les bromes du Nord ^ . Les âls d'Éléonore se mirent à leur téte poar délivrer et venger leur mère outra-, gée. Ramon politiquement et chevaleresquemenV s'arma pour la défense delà reine. Il était le roi des troubadours; il entraîna tous les poètes dans cette guerre nationale, et le plu^ illustre d'entre eux en fut le clairon retentissant.

Bertrande Born, était seigneur de Hautefort» château d'un millier de vassaux, au nord de Périgûeux» Bom signifie rœhef et son berceau est du même côté que son manoir^à miHïhemin de l'antique Vésonnei ' Bertran^ dit un contemporain, était grand chevalier^ grand troubadour et grand courtisan des dames. Ajoutons qu'il était encore plus un grand patriote, et que pour délivrer son pays, sa vie fut une longue conjuration et une continuelle bataille. Bertran fut V Aidée et le Tyrtée de l'Aquitaine. Il vint à Toulouse ; il efaanta dans lee fôtes du castel narbonnais > il rom^^

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