‹ Histoire des albigeoisChapitre 58 sur 442 · Qfinèae. — Avesta · texte numérisé non relu

Qfinèae. — Avesta

dée^e. Celte divinisation de la femme sort d'une double racine ibère et chrétienne. Les Ibères, comme les Germains, voyaient dans leurs compagnes quelque chose de prophétique et do divin. La femme ibère avait un nom, et nommait la famille; on disait : les ûh de Bélissena, dlmpéria, d'Olivéria. L'époQZ s'effaçait comme Joseph devant Marie» et Marie monta dans la gloire et siégeait snr le trOne de lomière, mère virginale d'an Dieu. On voit la place que Platon a prise dans la transformation dn mythe d'Êve, dans le mythe mariolâtre ; et la transfiguration de Ja femme biblique, dans la femme cathare, reine de l'empire d amour*.

Cet empire d'amour se calquait sur la société féodale de l'empire de Charlemagne. Il avait son droit qni régissait la nation des amants, ses écoles modelées sur renseignement scolastique, et sa jurisprudence romaine. (Jn légiférait pédantesquement en amour d'après Arislote et Juslinien. 11 avait son code, ses tribunaux, ses assises, ses procès toujours peudants^et naturellement les dames composaient la gracieuse hiérarchie de cette magistrature érotique'.

Le chef de cet empire des cœurs, le Dieu qu'adoraient ces châtelaines sentimentales, n'étaient pas un enfant ailé, comme Tamour antique. L'amour était devenu adulte; il avait des formes viriles; c'é-

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