Biblioth. Qat Troabadoors, P. Vidal
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Nord ces ingénieuses solennités de la galanterie pro* vençale.
Nostradamus nous fait connaîtro leur hiérarchie. Les cours de Si^ne cl de Pierrefeu ressorlissaient de celle de Uomani, qui relevait à son tour de celle d'Avignon, cour souveraine de Provence. A Signe et à Pierrefeu siégeaient dix dames, à Romani douze et quarante à Avignon. La cour suprême du Puy-en- Velai réunissait les chevaliers du Dauphiné, du Vi- Tarais, de l'Auvergne et des Gévennes. La cour des comtes de Toulouse se tenait à Muret. GeUe des vicomtes de Garcassonne à Puivert. Muret est un lieu plat et Puivert un lieu sauvage; la galanterie enchantait ces solitudes ^
Les cours d'amour tenaient leurs assises pôriodiquesàdes époques déterminées; elles avaient lieu Tété en plein air, sous des tentes de feuillage, à l'ombre des bois, et dans des lieux propices aux évolutions chevaleresques. C'était au printemps, de Pâques à la Saînt-Jean, au temps des amours des fleurs et du règne mélodieux du rossignol. Leur jurisprudence était formulée dans un code d*amour. On prêtait à ce code, une origine fabuleuse. Un chevalier breton l'avait trouvé suspendu à une chaîne d'or, sur la perche d'or où reposait le faucon du roi Arthur. Ce mythe était celtique. Le cheval de l'Amour était breton. Et c'est un chevalier breton qui trouve le code