‹ Histoire des albigeoisChapitre 69 sur 442 · Jagements des cours d*amoiir · texte numérisé non relu

Jagements des cours d*amoiir

HISTOIHB DES ALBIGEOIS 81

tout le monde devait partir. Gérard mena la reine (à Técart) soos an arbre, et avec elle vinrent les deux comtes et sa sœnr. Là, Gérard prit la parole : Que dires-TOiis maintenant, fmnine d'emperenr, de réchange qae )'ai fait de vons pour un moindre objet? — Dites pour on digne objet, et dnplas haut prix, seigneur ; mais bien est-il vrai que vons m'avez fait reine et que, pour l'amonr de moi, vous avez pris ma sœur pour femme. Soyez mes témoins et mes garants vous deux, comtes Gervais et Berteîais; vous aussi, ma chère sxeur, la contidente de mes pensées; et vous surtout, Jésus rédempteur. Sachez tous que je donne mon amour au duc Gérard, avec cet anneau et cette brillante denr démon collier. JeTaimcplns qoe mon père, plus qne mon époux et ne pois à son départ me retenir de pleurer. Lâ-dessns ils se séparèrent; mais toojqurs dura leur amour, sans qu'il y eut jamais entre eux rien de mal, ïii autre chose que tendre vouloir et secrets pensers^ » Le romancier transporte à la cour de Charles Martel, la haute sentimentalité chevaleresque delà cour de Ramon V. L'artiste remue les plus délicates et les plus tendres fibres du cœur humain. Le sourire se mêle aux larmes avec je ne sais quoi d'inélfable dans cet idéal ravissant. Et cette impératrice l'est bien du trône mystique de Tamour,

Un troubadour résuma ainsi la théorie de l'amour chevaleresque. « U ne sait de domnei yraim|nt rien celui qui désire la possession entière de sa dame. Ce

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