‹ Histoire des albigeoisChapitre 8 sur 442 · Paparrigopoolo, HUt. delà elvilis. HaUsn. IV · texte numérisé non relu

Paparrigopoolo, HUt. delà elvilis. HaUsn. IV

XIT • PRÉLIMINAIRES.

riaque Manachem , en grec Manichéei expriment son

apostolat oriental , et qu'ils signifient l'Envoyé du Mani ou de l'Esprit*, L'Hsprit un, unique, unÎTersel est le Dieu de Manes. D'où Manès aurait-il tiré son dualisme absolu? Ce n'est pas de l'Inde panthéistique, ni de Zoroastre, ni de Moïse, ni de Platon, ni de Plotin. Or, Manès est alexandrin, le plus grand des alexandrÎBB, une sorte d'Alexandre asiatique tentant la fusion, la synthèse de rOrient et de l'Occident. Au siècle de Manès, Tesprit humain, après quatre mille ansi sorti de l'Unité, rentre dans l'Unité. n«v EvI

Quoi qu'il en soit, l'alhigéisme est donc un rameau de rÉglise de Mani ou du Paraclet. Marc de Memphis

et Pablos d'Arménie ne sont point disciples de Manès. Ils sont pourtant congénères du grand hérésiarque chaldéen. Laur fonds commun est panthéistique. Ils sont de grande race et tiennent, l'alexandrin à la plus transcendante théosophie du monde grec, l'Asiatique aux plus vastes synthèses religieuses du monde indien, lisent dépouillé leur costume oriental, la robeétoilée, le nimbe zodiacal. Ils sont réformés et réformateurs. Pablos revêt la cuirasse et le casque, et va produire la merveilleuse chevalerie du Paraclet.

Toulouse est la ville sainte, et cependant la cité mundine^ ne donnera pas son nom au eatharisme

1. Mani, en Zend, Mens, spiritua, de ]àMfliiè8,Maikio]iée Mani iX«. Manès est nne flgare à refoire.

Page 1