Bi(^. de Hambaud de Vaquières
HISTOIRB OBS ALBIGEOIS
monr, et lui répondit : Ramband, il convient qa'an loyal amant qui aime en secret une gentille dame, tremble de révéler son amour. Mais plustôt que d'en mourir, il doit le lui déclarer, et la prier de le prendre pour son servant. Si elle est sage et courtoise, elle ne le tiendra ni à mal, ni à déshonneur, maia elle l'en estimera davantage. Pries la donc pour qu'elle voos prenne pour son cheyalier. Vous ôtes ùàf qu'il n'j a pas de femme an monde qui ne doive . TOQS retenir poar son chevalier. Dona AzalalB, comtesse de Sainsses» a souffert Tamoor de Pierre Vidal ; la comtesse deBurlats (Aladals de Gareassonne) oeloi d'Arnaud de Marveil ; dona Maria de Ventadour (bru d'Agnès deMontluçon tantaîmée de Bernard) , celui de Gancelm Faidit ; et la dame de Marseille, fAzalaïs de Rocamartina,) celui de,Fouquet, (depuis évôque de Toulouse). C'est pourquoi je vous garantis sor ma parole et ma sauvegarde, que vous pouvez la requérir d'amour. » Alors Rambaad lui déclara qa'elie-mdme 6tait la dame qne tant il aimait. — « Eh bien» reprit Béatriz, soyez le bienvena. Je tous retiens pour chevalier et pour servant d'amoar >. »
Rambaud célébra ainsi son bonheur: « Amour pour ^ui je pleure et je soupire, apprends-moi quelles sont tes lois. J'ai demandé conseil à la plus charmante des dames, elle m*a répondu d'élever mes désirs aussi haut que je pourrais, m'assorant que j'en retirerais de l'avantage.et de l'honneur. Personne n'aime en si haai lien one si douce dame. Je l'aime soivant son