terre fut en proie à la dévastation j et une autre
998. tiève précaire fut achetée au prix de vingt-quatre mille livres, avec Tobligation ordinaire de nour-
999. rir ces odieux visiteurs. Cinquante mille ilivres 1002. furent ainsi payées pour l'impôt du danegeld.
Chaque livre équivalait alors en poids d'argent à un peu plus de trois pouinds de iiolre coiUrs nominal '. Mais la valeur intrinsèque des mon-
' EnvivoB soixante-^vînxe francs. (Pf, dùT.)
CAU8BS DU SUCCÈS DES DANOIS . 3iJ |
naieft n^est pas conforme à leur appréciation , et Ton sera plus en état de comprendre le moniarU de cinquante mille lirrcK au tems d*£thelred , lorsqu^on saura qu^on aurait pu avec cetle somme acheter environ un million deux cent mille acres ' de terre labourable , plus les droits aux terres communes qui en auraient dépendu , lesquelles peuvent être considérées comme triplant le me> surage de la superficie '.
Le défaut de constance et de fermeté du côté des Anglais facilita beaucoup les succès des Danois. Lorsque les ennemis entraient en campagne f le roi et ses witàns ordonnaient de les combattre « sur mer et sur terre. >» Mais quand le^ vaisseaux étaient préparés , des délais survenaient, et , comme le dit la chronique ; «c plus » Texpédition aurait dû être accélérée, moins » elle avançait, et, d'unjour à l'autre, on lais- »> sait l'armée ennemie se grossir, y* Les Danois s^éloignaient des côtes à propo*s , et les Anglais les poursuivaient en vain. Enfin, on ne recueillit d'autre fixiit de cette guerre que « des
' L^acre «n^^ais est à peu près égal à Varpcat de Paris. {N.duT.)
* Le prix ordinaire de la terre ëtait envirou de cinq livres 4*argent par Af dk. Ce calcul A*est pas précSs^ment exact , mais je B*ai p« trouver de meilleur moyen pour indî^er la valeur des espèces ^u*cn prenant pour base le prix de la terre.
Sija BTHBLRED KPOOIK XMMA DE MORMAHDlE.
» tourmens pour la nation, d'énormes sacri- » fices d'argent , et l'accroissement des forces » ennemies. » Ajoutons«que quand le roi fit un appel aux habitans du Wessex et de la Merde pour s'opposer aux Danois , ceux-ci n'en parcoururent pas moins le pays comme ils Tentendirent, pendant que la milice anglaise indisciplinée faisait encore plus de mal au peuple que l'étranger.
991. Des hostilités avaient écls^ié entre Ethelred et Richard n aille Bon y duc de Normandie , fils de Richard-4$bra^-P^i/r, petit-fils de RoUon-i!?- Ganger. Les différends se terminèrent par la médiation du pape ; et il fut particulièrement convenu entre les souverains qu'ils n^adme^ traient dans leurs états respectifs aucun individu
100S. qui put être suspect à l'un d'eux. Cette pacification fut suivie du mariage d'Ethelred avec Emtna , sœur du duc de Normandie. Ethelred se propo^it par là d'augmenter son pouvoir et de. faire protéger son royaume ; mais cette union, qui , par la suite , fournit un prétexte aux réclamations normandes , semble , dès le premier abord, avoir été d'un présage funeste pour la nation anglaise. Emma vint accompagnée d^une troupe de favoris et de courtisans. Un d'eux , le comte François Hugues , fut nommé Géré/a