MASSACRE DE LA SAINT— JIRIGE
Ëunilies du pays , et leurs femmes ainsi que leurs encans furent envoluppés Hans cette inhu-^ maine proscription. Gunkilda, sœur de Swejne, femme d'une ame élevée et d'une rare beauté , avait embrassé le christianisme : mais ni. son sexe, ni la religion qu'elle professait ne purent la sauver. On la forçai d'assister à la mort de son mari et de .son fils , et elle fut ensuite décapitée par l'ordre exprès d'Edric Stréon.e, personnage dont il Sera bientôt plus amplenient question, et qui paraît avoir ét^le principal instigateur dé ce massacre.. # *
On aimerait à concevoir des doutes sur cette histoire atroce, mais nous ne pouvons échapper i la conviction de la réalité tout entière. Le fait excita tant d'horreur que long-tems après, Guillaume->le-G>nquérâint retraça, le souvemr du massacre 'de la Saint-Brice à ses nobles nor^mands , afin de le/ stimuler, en leur faisant entendre qu^ils devaient tirer vengeance du meurtre de leurs *frères. Mais un châtiment moins^ tardif se* préparait. Gunhilda, au moment de mourir, s'écria V Mtns manifester de colère , mais avec an accent de douleur prophétique, que son sang répandu causerait à l'Angleterre les plus affreux malheurs. Sweyne, son frère, dont l'ardente 1003.