‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 107 sur 124 · ASSASSINAT PES NOBLES DANOIS · texte numérisé non relu

ASSASSINAT PES NOBLES DANOIS

prendre la place des anciens wkçnageniQls. . Sigferth et MoKar , principaux thaoes des bourgs danois y parurent dans cette assemblée^ et f on peut dire qu'ils étaient yirtueUemeiit les représentans de . leur nation. A IHnstigaition d'Edrie, et, dit -on, avec le consentemeiit d^Ethelred^ ces nobles furent assassinés, àb suite d'un banquet , lorsqu'ils furent assez pris de vin pour ne pouroir-se défendre. Leurs compagnons cherchèrent un «refuge dans la tour de Saint-Frideswide , maintenant église caihédrJe du Christ, que les assailtans incendièrent La veÛTe de Sigferth, d'une beauté remarquable, fut emmenée captive à Mahnesbnry. Elle en fut enlevée par l'atheling Edmond , que les Xnglâîs appelaient Eàmonà-C6êe^de''Fer , et qui était aussi vigoureux d* esprit que de corps. La jeune veuve accorda volontiers sa n^âin au robuste Cête-de-Fery qui se rendît maître ensuite du territoire que Sigferth et sort frère avaient possédé. Il ne paraît pas, démontré que te meurtre de Sigferth et de Morcar ait eu .un but politique , mais il est certain qu'Edmond-Côte-de-Fer en acquit un pouvoir qui contraria les plans d'Edric Stréone.

Ethelred était atteint d^nfirmités douloureo- •ses , et Canut continuait de tourmenter et de

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ptUer les parties ocddentales du Wesaex. Edric et EdiUood leTèrent toutes les forces dont ils pouvaient respectivement disposer; et les troupes furent rassemblées àCorsham , où Ethelred ëtait retenu au lit par, la maladie. On avait le d^sein d^attaqner Canut avec les deux armées réunies , mais fidric se promettait de' <rahir Côte-dé-^Fçr et de le Uvrer aux! ennemis: en conséquence il se sépara de Jui et passa du câté des Danois avec <^araùte vaisseaux. Il en-*" traîna ainsi la plus grande partie du Wessex. \jà Mercie resta fidèle k Ëtlielred , n^ais plusieurs districts dç cette contrée furent bientôt, pillés par €anut , à Taide du perfide Edric.

Ethelred se trouvait alors à* Londres où son aùtorîtë était en quelque sorte méconnue ; car loEsque Tatheling Edmond essaya de lever une autre armée, que les Merciehs voulaient fournir, il ne pût y.réqssir, parce qu'il ne fut pas secondé par les « bourgeois » :, preuve remarquable de leur influence' inilîtaire. On fit un nouvel appel général an pays , du moins aux parties qui n'étaient pas au pouvoir de Canut , et l'on menaça de \i plus foVte amende que la loi put infliger y ceux qui négligeraient d'y répondre. Ethelred ne put prendre le commandement ; des avis secrets

Tavaient infonnë que quelque oonftpiratioii se tramait contre lui , et il ëtait retouniië à Liondxcs.

Uchtred, comte de Northumbrie, avait commence dans son propre intérêt ui|e guerre deprëdatrice. On troyait qu'il se joindrait à Ethdred , mais il fit marcher son armée contre le comié mercien deChestei^, quHl ravagea, sans troui«r de résistance. 'Clanut , . de son côté dévastait les parties orientales de la Merde , pillant le pays à . mesure qu'il avançait , et jl parvint ainsi jus^'â Yorck. Uchtred , concevant alors de vives allarmes , prit le parti de retourner en Northumlirie et de se soumettre à Canut, auquel il donna des dtagespour sûreté de son engagement Cette conduite ne put lui sauver la vie ; il fut tué d* après le conseil du traître Edric ; et Canut, qui paraJt avoir constamment et partout prétendu aux priviléges de la souveraineté , donna la Northum* brie au comte Eric , son beau-*(rère. Eric gouvernait déjà une grai^de partie de la Norwége qu'il possédait à titre de loan on fief ; xpaisil remit ce territoire à son fils Haco; et abandonna sans peine les rochers et les forêts du nord pour che^ cher fortune en Angleterre.

Ethelred mourut le j.our de Saintp-Georgcs. Il paraît qu'Edmond était en ce moment à Londres;

RIVALITÉ d'eDMOND ET DE CANUT. 3c^']

les habitans de cette ville , ainsi que ceux des witans qui purent s'y trouver ^ le reconnurent aussitôt pour leur roi légitime , à la place de son ^q^^ père. On pourrait d*abord supposer que ces nobles qui se réunirent à Londres étaient les membres du grand conseil de Mercie ; mais une autre assemblée rivale prenait siège en même tems à Southampton. Elle se composait , dit-on , des évéques , des abbés , des ducs et des principaux nobles de toute TAngleterre. Ceci est Texpression d'un écrivain ancien , quoique non contemporain ; comme elle est évidemment inexacte 9 nous devons conjecturer seulement que les witans du Wessex fonnaient cette assemblée qui prit sur elle de disposer de la couronhe.

Les membres du parlement anglo-saxon s'ac* commodaient aux circonstances avec une facilité aussi admirable quVdifiante. Ils avaient rappelé depuis fort peu de tems Ethelred et proscrit les Danois à jamais ; maintenant ils déclaraient qu'ils n'étaient plus liés par aucun devoir envers les fils d'Ethelred , ils acceptaient Canut pour roi , faisaient semient de lui être fidèles , et Canut promettait de gouverner les Anglais selon les lois divines et humaines. U ne pouvait exister

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