‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 108 sur 124 · RIVALITÉ D* EDMOND ET DE CANUT · texte numérisé non relu

RIVALITÉ D* EDMOND ET DE CANUT

aacun senriment d^aversion personnelle pour Edmond-Côte^de-Fer, qui, dans toutes les occasions, est cité avec éloges. Ce procédé de la législature anglaise indique en conséquence que ce n'était pas sans des motifs fondés qu^Etheired avait continuellement soupçonné la trahison, ou, pour employer un terme moins fort, la désaffection. Mais tout irrégulière qu'ait pu être la transaction dont il s'agit, elle dénote le progrès de nouvelles idées dans le gouvernement de la monarchie. Les witans montrèrent qu'ils se croyaient compétens pour changer l'ordre de succession , pour expulser l'ancienne famille et transférer la couronne dans une autre dynastie , en faisant en même tems promettre au nouveau souverain qu'il gouvernerait conformément aux lois et à la justice.

Il était bien difficile de décider lequel des deux, d'Edmond ou de Canut, était le roi ou le prétendant ; et selon l'usage ordinaire en pareil cas, on s'en remit au glaive pour décider la question. Canut rassembla une flotte formidable sur la Tamise, qui fut couverte de ses vaisseaux; mais Edmond possédait les qualités qui distinguaient les anciens chefs : il était habile et rempli de courage. Bravant avec bonheur les

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plus graads-dsMfigers jusqu'au milieu des escadrons^ ennemis » il força les légis^teurs dii Wes-. sex à revenir sur la décision qu'ils avaient prise en faveur de Canut ,' et à convenir que le fils d^Ethelred était le., légitime héritier du tràne* A Sherston, Ëthelred avait été presque mis «n déroute par une ruse de Tinfame £dric. La valeur dXdmond Tavail sauVé en faisant -lever le siège de Londres , que'Canut tentait pour la seconde fois. Il faut dire Cependant que ses efFoi:ts furent noblement secondés par la vaillance que montra cette ville populeuse.

D'autres victoires suivirent , et si Canut n^a-* vait employé que la force , £dmqnd aurait purgé le territoire de^ enneinis qui Tinfestaient ; mais le rosé Canut,, dont les qualité^ furent obscurcies par T astuce dusauvage, vainquit sqp adversaire à Taide de l'intrigue. Danç une circonstance précédente et lorsqu^Ethelred^ par. des progrès rapides , s'était vu sur le point de détruire l'armée dà^noise, Edri'c Stréone, jouant le rôle à^uxx

sujet soumis et repentant, était venu se Joindre

à lui avec ses troupes ; il parvint à persuader au roi de ne pas poursuivre «es 'succ.es , et procura ainsi à Caniit Foccasion de réorganiser ses forces et. d'obtenir ensuite les avantages dont il a été fait mention.

4oo rtiàBison d'édriç et victoire db cahut. n était extraordinaire <ja^aprèft cela Edmond

plaçât la moindre confiance dana Edric Stréone; cependant y non seulement il ^uÎTit les conseils de ce fourbe , mais il lai permit de marcher à ses côtes contre les Danois, qu'il rencontra près d*Assingdune. Canut déploya la bannière da corbeau. Edmond, à la tête de ses soldats^ donna des preuves de sa brillante taleur et de Ténergie de son .caractère. C^etait la cinqui&me fois qu^ rassemblait toute la nation, anglaise ' contre l'ennemi. La défaite des Danois paraissait inévitable, lorsque, tout-à-coup ^ Edric annonça qn^Edmood Venait de succomber. « Fuyez , Anglais! luyex ! » sMoia-t-il , Edinond est mort !» Je cite les paroles mêmes, telles .qu'elle^ ont été consenrées. Edric ayaSt tué un thatie dont Jes iraits ressemblaient beaucoup à ceux d^Edmond , et jetant h terre le dragon , étendard: du Wessex , tandis que de l'autre il présentait une tête sanglante , lui et ses troupes abandonnèrent précipitamment lé champ de bataille. • Le désordre se mk dans l'armée , une déroute complète en (ut la suite « et Canut remporta ainsi la victoire , quoique le peuple anglais en masse combattit contre lui. Les conséquences en furent désastceuses , et , selon la chronique, anglb-saxonne , toute la noblesse d'Angleterre y fut détruite.

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