DOUTES AU SUIBT BU TESTAMENT
côlë de sa mère. U avance en âge ^ et change ses intentions en faveur d'un neveu de la ligne patitr:*^ nelle, jeune homme rempli de <]ualitës aimables, qui demeure dans un pays ëloignë ,.et dont il a toujours vëcu séparé par suite d'une querelle de famille, d'ancienne date. Le jeune héritier vient dans la maison du testateur ; il y est reçu avec une tendre affection^ mais il est> soudainement enlevé par une maladie. Le testateur retourne aux volontés qu'il avait exprimées à Tégard de son cousin , <]ui demeure aussi dans une autre contrée ; mais son beau-rfrère , homme actif ^t rusé , a pris la direction de ses affaires ^ et celui-rd , lorsque le testateur est à son lit de mort., s'ef*force , par de vives instances , de lui faire encore changer le testament à son profit. Telle est parfaitement l'état de la question , et malgré les doutes qui se sont élevés au sujet des Àeg^ contradictoires du G>nle8seur , on ne peut faire dif^ ficulté d'admettre que les prétentions simuita* nées de Guillaume et de Harold étaient fondées sur des actes émanés d'un^esprit faihle .et vaciU lant. Lorsque des différends de cette espèce ont lieu entre des individus privés , c'est un tribunal qui en décide ; nxais quand il s'agit d'un royaume , on les règle à la pointe de l'épée.
464 OBSÈQUES d'Edouard.
Nos rois , dans le château de Windsor, viTeat sur le bord de la tombe qui doit s^ouvrir pour les receToir. Le trône d^Édouard ^tait également à côté de son sépulcre , car ce monarque résidait dans le palais de Westminster. A la fête de l'Epiphanie , jour qui suivit son décès , ses obsèques furent célébrées dans Tabbaye voisine, jointe alors avec la royale demeure par des murs et deB tours dont les fondemens existent encore. Au-dessous des magnifiques fenêtres du transept méridional de Tabbaye , on peut voir les arches profondes et noircies , fragmens de Tédifice élevé par Edouard , et qui supportent les. constructions correctes et ornées d'un siède plus récent. Au dedans est la châjsse , autrefois enrichie d'or et de pierres précieuses « élevée à k mémoire du Confesseur par le pieux respect de ses successeurs , dépouillée depuis de tous ses omemens , négligée et tombant en ruines ; mais toujours surmontée du massif cercueil de chêne relié en' fer, qui contient les cendres du dernier roi légitime anglo-saxon.
Ci)apttrt XV.
Harold s*en(ipare de la couronne. — Son autorité n'est pas reconnue dans tout le royaume. — Guillaume se prépare à envahir l'Angleterre. —Assemblée de la noblesse normande à Lîllebonne. ^ Le pape donne sa sahctîon à Tentr^prlse de Guillaume. — Equipement de la flotte normande. — Harold épouse Algithe, sœur d'Edwin et de Morcar. -^ Tostig excite Harold-Uarfager à prendre les armes Contre Harold. •— Expédition des Norwégiens. — Bataille de Stamford bridge. -— Harfager et Tostig sont tués« — La flotte nrormande met à la voile. — Débai^quement de l'armée normande. — Harold marche à la rencontre de Guillaume. — Préparatifs de combat. — Bataille d'Hastings. — Tradition sur l'évasion de Harold .
A la mort d'£douard-le-Confesseur , il se trouTait trois pfétendans à la courbnne : son cousin, Guillaume de Normandie, et son beaujBrère, Harold, tous deux fondant respectivement levrs droits sur le testament réel ou suppose du dernier roi, et Tatheling Edgar, fils d'Edouard -le -Proscrit, qui aurait eu besoin d'une meilleure recommandation. S! la pareptë