‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 13 sur 124 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

1» pu, lui qui était si verse dans Tâncienne » jurisprudence romaine ^ vous donner de plus » amples renseignemens y mais l'histoire du 9 passe nous intéresse moins que Tétat actuel y> des choses.

V» Les ecclésiastiques dignitaires, qui siègent » à double titre , exercent aussi en quelque » sorte un double pouvoir. Dans toutes les 1» matières de législation générale , ils votent » avec les laïques ; mais si Ton discute une » affaire plus particulièrement du ressort de » l'église^ ils se retirent à part et l'arrangent « entre eux. Ils présentent souvent leurs statuts » à l'approbation du roi et des membres sécuy> liers. Je ne sais si cette sanction est bien né- » cessaire pour la validité des résolutions prises y» par le clergé ; mais , tant qu'une bonne intel- » gence régnera entre cet ordre et les deux » autres, il sera inutile de définir avec précision » les limites qui doivent séparer la juridiction » temporelle de la juridiction ecclésiastique.

^ Au-dessous du clergé sont assis les pairs

INTRODI{€TION. XXI

» laïques et- autres gouvemeurs lies à la. cou- ^ ronne par rhommage. Ce siège vacant appar- >• tient à Malcolm , roi des Scots, ou roi d^Écosse, » comme Ton comn^nce à Tappeler. L'usurpa- » teur Macbeth s^ëtait emparé de son trône ainsi » que des domaines du Lothian , pour lesquels » surtout les rois écossais doivent Fbommage. » Malcolm , vassal de notre roi Edouard! ^ avait » le droit de réclamer des secours, de son supé- » rieur , et ils lui furent noblement accordés. » Par Tordre du roi Edouard , le vaillant comte » Sivrard traversa la Tweed avec une puissante « armée. Macbeth avait appelé à son aide les M hommes du Nord, vos compatriotes, Haco, f* mais il fit ime résistance inutile : il fut chassé, » et Malcolm , ainsi que le roi Edouard T avait » prescrit , fut rétabli dans Théritage de ses » aïeux. Malcolm devrait être ici en personne. )» Quand il vient , il est escorté de province » en province par les comtes et les évéques , » et à des distances convenables on lui pré- » parc des séjours où il peut s'arrêter et se

XXn INTRODUCTION.

» reposer arec sa suite. Cependant , malgré )» toutes les facilites qui lui sont ainsi procu- » tée^ y le trajet s^ fait très-lentement et n^est r> pas sans danger. Malcolm doit craindre d*ail- » leurs de livrer à eux-mêmes ses turbulens » sujets , pendant le long espace de fems que >» nécessite le voyage , et qui rarement dure » moins d'une demi -année. Watling - street » n*a pas été réparée ; on n'y a pas mis une » pierre depuis l'arrivée d'Çlengist et de Horsa , )• de sorte que le milieu nième de cette voie » romaine est pire que le fond d*un fossé ; » tout cela fait excuser généralement Tabsence » du roi des Scots.

» Près de la place qu'occuperait Malcolm , » vous apercevez le roi de Cumbrie , ainsi que N Blethyn et Rhivallon , rois ou sous-rois du ^ pays de 'Galles. Ces deux derniers viennent » de prêter serment au roi Edouard et de lui » remettre des otages en assurance qu'ils lut y* seront fidèles en toutes choses , qu'ils seront » toujours préis à le servir partout , sur terre

INTBOIXUCTIOM. XXJU

» el sur mer , et qu'ils s'acquitteronl de ces » obligations à cause du gouvememeiU ijui » leur est Uissë , comme Tout fait leurs an- » cêtres envers sts préd^esseurs. Mais il ne » £aut pas se fier aux GFsUois , qui même ne » se gardent pas de .fidélité entre eux. Griffith, » firère de ces rois , et auquel ils succèdent , >» a été assassiné par ses propres si^ets , et sa » tête sanglante fut envoyée au roi Edouard, » à Londres , par le comte Harold. Les Gallois » se révoltent sans cesse contre nous ; mais M nous les tenons ferme , et les forçons ^ V quand il en est besoin , de se soumettre à » notre autorité. Je doift pourtant leur rendre *» justice : tout en s^efforçant de se dégager » de leurs liens, ils ne contestent point le » bit de leur suyétion légdle. Dans leurs hymnes » aussi bien que dans leurs lois, ils font mention y» de la somme payée par le pays de Galles , » lorsque le roi de Londres en donna, posses- » sion à leurs princes ; et ils ont détaillé par » écrit, sur le registre même de leur cathédrale

XXiy INTaODUCTION.

» de Landaff, comment Howell-le-Bon se » soumit au jugement du witenagemot tenu » par Édouard-r Ancien , fils du grand Alfi*ed , » et fut force de rendre à Morgan-Hén et à son » fils Owen les riches seigneuries d'Ystradwy » et d*Ewyas , qu^il s'était appropriées , au » mépris de la conscience et de l'équité.

» Sur le même banc que ces rois vassaux , » sont assis les grands earls ' du royaume , qui » se distinguent par leurs colliers d'or et leurs » bonnets entourés d'hermine. Ces marques » d'honneur et d'autorité leur appartiennent » depuis long-tems , car l'efiGgie du vénérsi>le >» Aylwine , de PAnglie orientale, porte les. » mêmes omemens , ainsi que vous pourrez y* vous en convaincre en visitant sa tombe au 9» monastère de Ramseyi Celui dont la figure » effrayante respire la cruauté , est Siward , fils » de Beorn , comte de Northumbrie. Les créy> dules habitans du nord , qui ajoutent foi à

*- Ce titre répond à celui de comte, en français. { N. duT.)

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