XXVI INTRODUCTION
» jours ea opposilion , et les suites d^uue pa«
» reille mësintelligence sont à craiadre. 11 y a
)> des comtes qui ae gouvernent que de simples
» provinces. On devrait plutât les appeler
>t aldermen*; mais cet ancien mot anglais est
n devenu hors d'uisage, et il a fait place au terme
>y danois eorf (comte), introduit sous Ginut,
» qui , s*il est nécessaire de vous le dire , Haco ,
» fut le premier qui fit rëell^ment la conquête
» de r Angleterre.
» Les earis ou comtes constituent donc le
» second ordre des witans ' . Le troisième , in-
» férieur aux deux autres par le rang , mais qui
» n^est pas d'une moindre importance, se com-
M pose des ihanes, qui servait le roi en tems de
M guerre avec leur épée , ei qui , pour cette rai-
» son sont appelés Ijes ministres du roi. Les
» thanes sont tous propriétaires fonciers , et
» personne , quelque noble qu'il soit , ne peut
» venir s'asseoir parmi eux s'il n'a ce titre à
' Membres du witeaageniot.
INTRODUCTION. XXVP
» faire valoir. Oa exigeait orditiairemenl des » thaoes de TAnglie orieotale qu'ils possédas- » sent quarante faydes de terre , chacune de » ces mesures contenant de cent à cent vingt M acres '. Dans le Wessex, je crois que cinq » hjdes suffisent ; mais je n'en suis pas sur ^ » car 9 presque daps chaque province , nos cou- » tûmes sont différentes. Nous n'avons point » de livres qui nous les fassent connaître , et le » plus savanl des clercs duHampshire serait sou- 9 vent fort embarrassé si vous lui demandiez » quelle est la loi de l'autre côté de TAvon.
n Je me souviens qu'au dernier viritenagemot » tenu à Oxford , je parlai à plusieurs thanes » qui étaient venus des bourgs danois , et peutn être qu'ici, de même, il s'en trouve deis grandes » villes du royaume. Je veux dire par là que ^ » dans un grand nombre de nos anciennes. » villes , les aldermen , les juges et autres ma- » gistrats font partie de l'assemblée en vertu
L*acre anglais esl à peu près égal à l'arpent de Paris. {N. duT.)
XXVin INTRODUCTION.
» des terres annexées à leurs charges. Je crois » bien qu'ils sout prësens ; mais le lieu est si » obscur, qu^à la distance où nous sommes je » ne puis distinguer leurs traits. Quant à cette » multitude confuse qui encombre la partie la » plus éloignée de la salle , et que tous pouvez » apercevoir derrière les thanes , elle est formée » de cetle classe de gens qui viennent ensemble » en foule dans nos cours provinciales. Il est » d'usage, dans ces assemblées, d^ admettre le » bailli et quatre notables de la banlieue des » villes ; leur ofBce est de rendre témoignage » et de remplir d'autres formalités relatives à » Tadministration de la justice , comme aussi » de recevoir les ordres de leurs supérieurs. Je 3» crois que dans le witenagemot leur coo- » pération n'est que rarement réclamée , ou » même qu'elle ne Test jamais. Cependant ils » se présentent toujours, selon Tancien usage » qui vient peut-être du tems où nos rois n*c- » taient guère que de simples aldermen de pro- » vince , et oii la cour qu'ils présidaient n'était