MURS £T POSTES ROMAINS
l'apercevoir et le répéter pres<{u'au même ins* tant ; le posle suivant en faisait autant , et ils s'avertissaient ainsi que quelque danger les menaçait. Tous les soldats qui gardaient les murs pouvaient de cette manière être rassemblés en fort peu de tems. Les côtes étaient garanties avec un égal soin, contre toute entreprisé hostile y et Ton petit citer les anciens postes maritimes de Garianonum et de Portus Rhutupis ' comme des exemples de Vhabileté des Romains. Us fortifièrent aussi un grand nombre de villes dans les diverses parties de Tîle , et les entourèrent de remparts élevés. Ces colonies , ou mu^ nic^ia, furent peuplées d^habitau^ romains qui vinrent dltalie avec leurs femmes et leurs enfans , et comme ils étaient habitués à une vie de luxe et de plaisirs^ ils y bâtirent des temples ^ des palais , des bains et beaucoup ^l^autres somptueux édifices. Il arrive souvent , que quand des ouvriers creusent pour fonder de nouvelles constructions, dans les villes modernes qui occupent la place des villes romaines , telles que Glou-
' Burgh-Castle en SufTolk , et Rîchborougli dans le Kent. Ce dernier lieu, considërë comme le plus important des anciens postes maritimes des Romains , devint une ville florissante et populeuse , rliangëe maintenant en an triste hameau. {N. duT.)
lO ANTIQUITÉS BOMAINES.
cester, Cîreacetter elColchester, ils découvrent de superbes pavés en mosaïque , composés de pierres de diverses x^ouleurs arrangées avec élégance et qui ornèrent les palais romains , quoique maintenant ces pavés se trouvent a une grande profondeur au-dessous de la surface du sol. Souvent encore on peut y disj^inguer les traces du feu qui a détruit ces palais, pendant les sièges que les villes ont eu à soutenir.
La plupart de nos villes romaines sont à présent ruinées et désertes. Silchester est du nombre. Des pâturages et des champs de blé se voient dans les mêmes lieux qui furent ornés de constructions publiques et particulières, maintenant entièrement détruites. Les édifices, ainsi que la foule active qui les habitait, ont disparu sous le gazon frais et silencieux ; mais les murs massifs qui entouraient la ville sont encore debout ; k direction des rues peut se reconnaître par la teinte plus ou moins foncée de la verdure , et le soc de la charrue retourne les médailles des Césars, qui , depuis si long-tems morts et oubliés , furent jadis les maîtres du monde.
Les Bretons des tribus qui résidaient dans le voisinage des colonies romaines , adoptèrent bientôt les coutumes de leurs maîtres , les mau-