L^HEPTARCHIE
rent à craindre pour les Bretons de la Cambrie. On a déjà va qu^une portion des états du Wessex aTaientété joints à laMercie. Londres fut ensuite arraché aux Saxons par les Merciens , et le ter-^ ritoire occupé par ces derniers excéda peutêtre l'étendue géographique de tout autre royaume anglo-saxon. Mais la Mercie ne fut jamais compacte. Sa population était un mélange de Bretons et d'Anglais presqu'en nombre égal , et les chefs ou ealdermen qui en gouyernaient les principautés, possédaient de très-^ grands pouypirs ; ce royaume renfermait donc des germes de désunion et de décadence.
C^est ainsi que se formèrent les états de la f retendue HeplarcHie , tenue erronné, mais que* l'usage a rendu si familier, qu'on l'écarterait assclz difficilement deThistoire. II devrait cependant en être banni, parce qu'il comporte une id^e matériellement fausse. A aucune époque de • notre histoire on ne vit sept royaumes indépendahs l'un de l'autre; et si , dans le nombre , on comprend les états assujétis à des royaumes plus puissans , il faut en compter davantage. Le neveu de Cerdic gouverna l'île de Wight avec le tilre de roi. En Mercie le chef du Hwiccas ' ■ I ■■'■ '■ ■ «I — '^■^ ■ ■ .'I
' Gloocestcr» Worcester et partie doWarwicksliire.
6^ i/hbptarchie.
possédait aatant d'autorité dans aa bonne TÎlle de Worcester , que le roi d'Esaex à Londres. Au surplus , quoique divisés , les peuples que nous appelons Ânglo-Saxons possédaient ainsi les plus belles parties de la Bretagne , tandis que les Cymri, chassés vers Touest de Tile, cherchaient leurs demeures dans les endroits où les marais et les montagnes, les lacs et les forêts , leur fournissaient des fortifications na*** turelles , qui les protégeaient contre leurs oppresseurs.
Une partie des Bretons conservèrent la possession de Strathclyde et de Cumbrie qui s'étetidaient depuis Âlduyd , maintenant appelé Dunbreton ou Dunbarton, c'est-à-dire le Dun, ou la forteresse des Bretons , jusqu^aux frontières sud du Lancashire. La chaîne de montagnes , à 4a« quelle convient assez le nom d'Apennins bfetons qui lui a été donné , les séparait de la Northumbrie.
Une autire grande masse de population hlte^ Emfiwt tonne avait conservé la Danmanie, ou le Devonshire , avec sa dépendance: CênuK^ 9 <^^ Gornouailles, contrées que les Saxons appelaient IVesi-Wales , pays de Galles occidentale. Dans
LES BRKTONS SUBJUGUÉS. 63
cette position , les Bretons , quoique leurs ennemis gagnassent joumellement du terrain sur eux, rêraient encore la œnsenration de leur monarchie, lorsque Ckidwallader, surnomme Bhendyged (le saint), abandonna sa couronne et partit pour Rome, ou il mourut en pèlerin pénitent. Un grand nombre deBretontf s'enfuirent au-delà de la mer, dans PÂrmorique, et il n^j eut principalement que les habitans des campa-* gnes qui restèrent dans leurs foyers. Les Bretons se retirèrent alors derrière la rivière d*£se , ensuite aa*->delàduThamar; enfm, ils cédèrent à Tascen^ dont anglais, et virent s'ef&cer les derniers ves-^ tiges de leur pouvoir national.
Les plus noUes des Bretons s'étaient main** tenus dans la Cambrie, ou pay» de Galles. Les Anglo-Saxons, et particulièrement les Merciçns, firent à diverses reprises des courses sur leurs pays , mais les Cymri se défendaient encore. Us détestaient les Saxons^ et ne voulaient se coinfornier ni à leurs mœiuis ni à leurs usages. Les Ronapo-^Breions de Loegrie. sont ceux qui se mélangèrent le plus promptement a¥ec leurs vainqueurs. Peut-être avaient-ils moins d'esprit national, et c'est quelquefois, dans ses préjugés nationaux , qu'un peuple trouve des garanties
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d^iadëpendaace. Dans les royaumes et les principautés des Cymri de Touest, parmi lesquels , suivant ime nomenclature qui date peut-être d'une, époque moins éloignée, les ét^^ts de Grwynedd, de Dehenbarth / de Powys et de Gwent f étaient les plus considérables , les anciennes lignes généalogiques oudynasties de princes se perpétuèrent. Il s'en trouve encore aujourd'hui des rejetons dans la noblesse du pays de Galles; et la population restée en possession du sol natal , ne se confondit point avec celle des étrangers. Ce peuple, en quelque sorte, ne fut donc point conquis ; mais il fut absorbé par la suprématie du sceptre anglo-saxon : il se courba devant le trône anglo-saxon, et paya des tributs aux rois anglo-saxons.
Ainsi s^évànouit la puissance des Bretons ; ils furent ou bannis de leur pays, ou réduits à la condition de vassaux ; et leur île, depms la mer pictique ' jusqu'aux rivages du canal , devint Théritage des Anglo-Saxons, qui firent prévaloir dans la Bretagne leur langage, leurs coi^tumes et leurs lois.
Le détroit de Forth.
€fyipîtu WL
Paganisme des Anglo-Saxons. — Divinités qu'ils adcHraient. — Origine de Fautorité papale. — Le pape Grégoire entreprend la conversion des Anglo-Saxons. — Missions d*Augastin et de Panlin. — Effets temporels produits par l'introduction du christianisme. — Ethelbert de Kent et Edwin de Northumbrie. — Conversion de ces rois. — - Fondation des sièges de Cantorbery et de Londres.
On peut aperceyoir parmi les païens plusieurs gradations d'erreur. Quelques peuples, comme les Mexicains, ont tellement renoncé à la protection divine , qu'ils sont tombés dans le culte du démon, adressant sciemment et à dessein leurs hommages religieux aux sources du mal , et s' efforçant , par des actions qu'ils seraient obligés de reconnaître pour des crimes, de se rendre propices les mauvais génies qu'ils adorent. D'autres se sont égarés , moins en abjurant le tout-puissant que parce qu'ils revêtirent les créatures de ses attributs, et leur accordèrent un respect qui n'est dû qu'au créateur* ire soleil,