POUVOIR DES BRET^YALDA
ce p*eût pa^ .etë sejalement parce qu^il régnait sur cet%ng)e étroit de TUe, q^'EDa.eûl Réclamé une «|uali£(caliçtO aussi élevée. iCe titi^ f^t évideffiniient piîs par w^^oiji d^ l*aij^tori|é romaine impériale , soit qu^el^e fut .exercée p^ les e;aip.ereurs légitimes , ou par jies tyrans jb^re- . tons , et rjdée d'u^e sie;qiblable s.up^émajtie j^t entîèi;eiQent ^étraAgère à tout gouYemement existant pam^i les Saxons avant q\i'il$ arrivas^sent dans la Bretagne. On Penvironna autant qu'il h^t possible de Tappareil ef, ^e la splendeur du céi:émQT\i4 i;qm^in. La médaille de bretwalda , gi:ossièrement CQpi^ç d'après q^je c(e Caravsius , pi;ésente la louve, c^ les j^çp^eayx , insi^es de ^Ancie^^e Rqipie , et l'étendard romain, qu'Ella fais^ porter .devait jlui , j(non^ assez qqelle était Jb dqipinatipn à Ja^queUe il pi:étend2(it, qt q\i'il «s'efforça d'étendre non seuler meiit ^ur le^ frétons, mais sur toutes les autres ,nation^s de l'ile.
Ella , Ceawlin , de Wejçsex , ,eX JBthelbert , 4e jKent , possédèrent sqccessiTemqnt cette ^dig^ité. &7 7 Redwald , de TEstanglie , l'obtint aussi , mais 616 il est incertain si ce fut pendant qu'Ethelbert ^ vivait, ou après sa mort. Je penclie pour 1$
tdO POUVOIR DES BRETWALDAS.
dernière opinion. Des mains de Redwald, Vempire passa dans celles d'Edwin, de Norlhumbrie. Il soumit à son autoritë toutes les parties de la Bretagne habitées soit par les Cymri, soit par
D« les Anglais et Saxoi^s indigènes. Les îles Menak viennes , c'est-à-dire l'île de Man et Tile d'Anglesea , lui furent également assujéties y et Ton croit que le nom de cette dernière , qui signifie Vile des Anglais , lui est venu des colonies qu'Edwin y transplanta ; mais les Bretons doivent y être revenus ensuite , car les colonies anglaises disparurent au milieu des races qui possédaient Mona, la mère des Cymri ' .
Penda , le mercien , opposa de la résistance à Edwin, ou se révolta contre lui; et, s'alliant avec Cadwallader , roi des Bretons occidentaux , ils dirigèrent leurs forces réunies contre le roi de Northumbrie. Edwin , accablé par le nombre , perdit la bataille de Heathfield , où il fat tué , et la Northumbrie devint pour quelque tems la proie des vainqueurs.
^^' Oswald , neveu d'Edwin , qui réunissait en sa
' Mon Mam Cymri*
Mona est Tancien nom de l^e d^Ânslesey , aatrefois le siège du principal ëtabliisement des Druides. ( JV. db 7*. )
TITRE d'cMPEREOR. le»
personne les droits des familles royales de Deïra et de Bcmlde , recouvra tout ce que son oncle 635. avait perdu. La Bretagne le reconnut pour ^mpereuTf et ce titre lui fut donne de manière à montrer qu*il était égal à celui de bretwalda. Oswald régna souverainement sur toutes les nations et les provinces de l'île, partagées , selon Texpression de Bede , en quatre peuples : les Angles , les Pietés , les Cymri et les Scots. Ce fut peut-être à l'iiide de ses vertus qu'Oswald acquit sa puissance. Humble de cœur et d'esprit, rempli de piété et d'une active charité , ces qualités , qui le firent canoniser après sa mort , lui attirèrent, pendant sa vie l'amour et le respect de ses sujets, et l'épithète de main hienf (usante , que lui donnèrent les Bretons , est une preuve remarquable de la vénération accordée à un monarque saxon.
Oswald perdit la vie , comme Edwin , dans une bataille contre les Merciens ; et les miracles que 6^2. l'on prétend s'être manifestés dans le champ de Maserfelth ' , furent acceptés comme des témoignages de la sainteté du roi northumbrien. Oswio,
* Ccit peut-être Oswesliy.
102 ADOPTION DE LA POLITIQUE ftOMAINE.
frère d^Oswald , dont raûtoHtë sdr les royaumes de Northumbrie fut coutèdtëe par son propre fils; ne put que quelque tems apfè^ jouif sans trouble de la dignité de bretwalda. Les Pietés êl les Scots , ainsi que les autres populations de la Bretagne , se soumirent à son sce|)tre.
l^âi dit que l'oh devait voir dans les bret^aldas les successeurs des empeiheurs et des tyrans toiiiàinâi ; mais cette remarque a besoin d'explication. Il est fcertain que quand Tautorité royale se développa parmi les barbares ëiablis siir le sol roixiain , leurs rois s'éfibrcèrent de gouverner selon l'esprit de la politique romaine, et conformëment aux maxime^ de Id loi impériale. Mais cette copie de la majesté rothaine était incorrecte et maladroite. L^édi&ce sortait dès mains d'àrtistira inhabiles , travàillaht sans règles fixes el avec des matériaux grossiers. Les j^vâb/i et les rœdgifa , sages et conseillers des royaumes anglo-saxons , et les aiitres le^slateuts des royaumes barbares , faisaient pbut leè cbdes et les res'crits des empereûtâ,.cbitime les architectes d'ëgHseÀ pour lés itlbnuraétls sacrés de la Rome impériale ; ils les prenaient pour modèles et tâchaient- de les imiter. Cependant , malgré la
jkJK>PT|ON DE LA POLITIQUK HOMAINE. lO^-T
«lispiroporlîon d^a coloBoea « la grofisiètrelé des. chapiteau, et la mauvaise exécution des moolares , ou est obligé de recoiinaître que la cathédrale de Charlemagne , ainsi commencée , n'aurait pu prendre la forme qui la caractérisa ensuite, si rarchitecle n'avait eu pour prototype la basilique de Constantin.
Cet accroissement de poinrotr n'eut pas lieu sans obstacle* Pei^nt que les rois des nations barbares essayaient de s'emparer d'une autorité imfiériale , le peuple , ou pour mieux dire les communautés, ou corps de peuples qu'ils gou- Temaieut, luttaient contre eux pour, maintenir leurs yieilles libertés germaniques ; et les nobles, surtout , avaient assez de force pour résister à l'ascendant du pouvoir royal. Quelque^ uns des dr<^ rédamés par les monarques, étaient peutéire de pures prétentions ; d'autres furent contestés, mais , en même tems , ces souverains mirent tfoot en œuvre pour augmenter le plus possible les prérogatives dont ils avaient déjà joui comme smcieos chefs germ^iques.
L'isdroduGtion des doctrines rom^iues dans l'administration du monarque , ne - fit abandonner ni les lois, ni les coutumes légales des
f o4 Al>OPT10N OE LA POLITIQUE ROMAINE.
barbares, que les guerriers teutons considéraienf comme leur droit d'aînesse, et leur plus beau privilège. En réunissant toutes ces choses , nous devons considérer le gouvernement pratique de Pétat, comme résultant de deux principes opposes, souvent discordans, et quelquefois entièrement opposés Tun à l'autre : une loi romaine , que le roi tâchait d'introduire dans Padministration , et une loi gentianique sur laquelle se posait cette loi romaine. En faisant attention à ces circonstances , on résoudra un grand nombre des problèmes de l'histoire. C'est ainsi que les comiies ou comtes , et les ducs , titres sous lesquels les chefs subalternes étaient connus , paraissent quelquefois revêtus d'une dignité héréditaire , et dans d'autres occasions semblent ne tenir leur autorité que du souverain. Maintenant ^ si Ton admet que le monarque, agissant selon la politique romaine , a délégué sts pouvoirs à des gouverneurs de provinces , mais que ceâ gouverneurs avaient été déjà anciennement les chefs de ces nations ou tribus subordonnées , la contradiction disparaîtra. En acceptant son diplôme royal, ou sa commission, le senior rénnissait la juridiction royale à la sienne propre^ et
08WIO 0B NORTHUMBRIE. Io5
elles finirent par se confondre, lorsqu'avec le tems on oublia de faire la distinction des droits d'un chef teutonique , d'avec ses devoirs comme officier du^oi.
I^^Aii^é de bretwalda ne fut possédé par au-
>fflfn souverain de Northumbrie après Oswio ,
r qui , dans le cours de son règne y éprouva une
grande perte de territoire. Il tua Penda et sub-
juga la Mercie , et sans doute il déclara dans ses 655.
manifestes , que c^était une guerre juste qu'il
avait entreprise , afin de rendre à la couronne
norlbumbrienne ses anciennes dépendances ;
mais cett<e conquête ne procura point à Oswio
les avantages qu'il s'en promettait. Les nobleis, 656.
ou ealdormen de Mercie ne se soumirent à lui
qu'avec répugnance. Ils cachèrent Wulfere , fils
de Penda , et y avant qu'une année s'écoulât ,
Wulfere devint roi des Merdens et des Angles
mitoyens , qui avaient continué de former deux
natidns distinctes. Wulfere étendit ses conquêtes
dans le Wessex ^ et son titré de roi de toutes les
régions australes montre qu'il posséda l'autorité
d un bretwalda , dans toute l'île au sud de
l'Hùmber,
La Northumbrie était sur son déclin ; Ethel- 71^.
I o6 ETHELBALD-LE-FIEB .
bald , surnommé le Fier, accrut beaucoup la iraÎAsaiice et la renommée du royaume de liftercie. La population mercienae pressait les populations bretonnes des pays de Powys et de Gwynneddf auxquelles Ethelbald fit une guerre sans relâche. Ethelbald prit les droits d'un bretwalda , même sur les rois de sa famille , et à certaine époque, tous les monarques anglais furent asscyétis à la suprématie du souverain de la Bretagne. Ethelbald n usa pas de son pouvoir avec sagesse. Son autorité sur les Saxons de Touest fut accompagnée de tant d'actes vexatpires et oppressifs, que Cùthred et son peuple résolurent de faire un effort désespéré pour secouer un joug devenu insupportable. Les deux rois se rencontrèrent à Burford, et s'y livrè^ rent bataille. L'armée d'Ëthelbald était composée de ses sujets merdens y du peuple de Kent , 759. des Saxons et des Estangles. Les troupes de Culhred étaient conduites par Ethelhun, que les chroniques surnomment i^orgueUleux aider- Uèon , et qui portait le dragon d'or^ îosigne du Wessex. Ethelhun avait récemment fait la guerre à Cuthred , son seigneur ; mais celui-ci l'ayant vaincu , ils étaient redevefius amis , et Ethelhun
OFFA, ROI IfES MEmClENS. 10'^
embrassa la cause de son souverain avec ardeur. La lutte fut opiniâtre %t sanglante , et Ton y vil Eihelbald s^engager dans un combat singulier avec Ethelhun. Jusque-là , Ethelbald n'avait point trouve son pareil en bravoure , mais dans cette occasion lès forces lui manquèrent , et il prit honteusement la fuite : peu de tems après , il fut tuë par irabisoti , et ses domaines pas* sèrent entre lés mains du tyran Beorred , qui 757. usurpa le trône.
Beorred méritait Tépithète de tyran, prise dans sa plus mauvaise acception. Il paraît avoir été uti des nombreux aldermen dont les possessions furent incorporées au royaume de M ercie. Il gouverna la nation d'après son caprice , et non selon la loi. Son pouvoir devint si acca-* blant, que les Merciens ne purent l'endurer plus long-tems , et ce peuple ^ quoique simple et bon , se leva comme un seul homme , chassa Beorred ^ et prit QSa pour roi. Offa , descendu de Wibba , fils de Greoda , était patricien et de la Kgne directe des rois de Mercie ^ mais il avait été forcé de se réfugier auprès du roi de Hvriccas ^^ qui était pl*obablement son parent.
' Voyez page 61 .
Io8 OFFA, ROI DES MBECIEN8.
Les Anglo-saxons ont célébré dans leurs romans historiques deux fhonarques du nom d'Offa. Le premier étail fils de Wahnnund , nom qui signifie bouche véridique, et que les Français écrivent et prononcent Pharamond. Il est certain que Wahrmund et Offa figurent dans les généalogies des rois de Mercie , et les récits des hommes du Nord sur Vumumd Viiri, on le Sage, et OlaJ, ou Uffa LitUaie , c'est-àdire le Bon , sont remplis des fables consacrées aussi par les lays des scaldes Scandinaves. Dans un de ces contes , CNOEa second , de difforme et débile quMl était , prend miraculeusement de la vigueur et de belles proportions , et son mariage avec la belle mais impudique Druda , est accompagné de tous les événemens merveilleux que Ton introduit dans les romans. Il est difficile de découvrir la vérité au milieu de tant de fables, néanmoins, il ne faut pas confondre ces Offa supposés avec celui qui exista réellement.
Les droits d^Offa au trône furent reconnus avec joie. Le peuple et le clergé le couronnèrent, et il ne tarda pas à étendre son pouvoir au-delà des limites dans lesquelles la Mercie avait été renfermée sous ^es prédécesseurs. Ce fut parti-
CON<)UiTES d'oFVA. IO9
culièrement sur les Bretpns qo'Offa le Terrible remporta des succès. Ils n^ayaient ëté réduits qu'imparfaitement. De tems en tems.ils ralliaient encore des forces considérables , mais les Anglais étaient persévérans dans leurs plans de conquêtes. La prindpauté de Ferreggs , maintenant le Herefordshire , que les Anglo-Saxons appelaient Hêoma , avail^ été conquise par les Merciens avant le règne de Wulfhere. Offa continua de s'avancer dans la même direction. Il sulgugua presqu'entièrement la belle et fertile 777. Powyslandé. Forcés de fuir de Pengwem, dont le nom actuel est Sbrewsbury, les princes de cette contrée allèrent fixer leur résidence dans les palais de Matliraval , pendant que la plus ricbe partie de leurs domaines se peuplait de colonies saxonnes. Afin de mettre en sûreté ces conquêtes , OflEa jeta un vaste retranchement , qui s'avançait jusqu'aux environs de Chester sur la Wye. Les habitans du pays de Galles Fappellent encore Clat^dh Offa, c'est-à-dire la digue d'QSa. Cependant , les Bretons ne se soumirent 79s. pas sans résistance. Sortant de leurs retraites montagneuses , ils attaquaient sans cesse , quoiqu'inutilement , les Merciens anglais , qui , de
I t o CONQUÊTES lioWFk .
leur cdtë , prenaknt leur revanche en rava^eaat le territoire tyrefton. Dans une de ces incursi/on» , il y eut une bataille mémorable à Rhuddlan. Caradoc, roi deOwinnedd, ou fialle septenlrionale, y périt avec la fleur de la jeunesse ^et de la noblesse bretonne. Les bardes bretona déplorèrent cette dé£aiite en composant une lameaiation poëlique intitulée : éforva BhudtBan. &oinrent encore 4a harpe fait entendre ce chant dans le pays de Galles, et nos oreilles saxonnes peuvent écouter la mélodie plaintive, quinousretraceles^jwureluir de la rictoine remportée par Je merden Qffiai. U y a une observation inipcNtante à (aire sur les conquêtes d'XHfa et de son prédécesseur, c!e$t .que Tassujétissement politique de Powys et des contrées voisines n'eut pas pour résultat nécessaire Texpulaion totale des tribus breton- Oies. 'Les colons anglais s'y introduisirent peu à peu ; -mais la population bretonne àfis camp^gn^s resta sur le territoire , quoique les doinaines fiissent transférés â de nouveaux seigneurs , et -cette .population était ^ nombreuse, que le pays continua d'être breton en apparence jusqu-ay règne du roi lean , époque à laquelle qn disait encoce ordinairement que Hereford était dans le
pays de G^lkâ. En effet, toute cette lirontiève ëtail dans Tétat où nous voyons à présent Momnouthsiiire. La niasse de la population y est composée de Cymri^ qui parlent leur ancien icfidme breton , et continuent de donner l'ancienne dénomination deé^MP^^/s/auterritoîre'qifils habitent. Mais les classes éle<r»ée8<, la noUesM, lé clergé etles magistrats^ sont presique entièrement àft race anglaise, et le confté fait partie it^grante dpt voyarume d'Angleterre. Un grand nombre de pays gouvernés par les Ân^o-Saxons , pvésen^ baient ainai un die«dde aspect -, ils étaient angkl^ sai:nns, en les canBidërant comme états, et bre.^ tans^ si Von ne faisait attention qu'à la population <|ui s^y 'trouvait. En se râtelant bîeu cette circoofltanoe, onpourraconcilier beaucoup d'anomalies, et expliqueri>eaucoap de contradictions, qui n'^exi^tei^ qu'en apparence dans notre histoire. -LescoirfHts dont nousavons parlé afiEennirent rautorîtë •dH>ffa sur les Bretons de la tGamb)»ie, 'qui devinrent'vasdauK de Ba<<iouronne.Ofife vécut aas^ 'ponr aceomplir ^'Misi^giMssement de >totts les «états angto^sarons au dud de rB«aber. Une 775. boitaille opéra ^la conquête du'Kedt^Les Saxons 776. de l^ouesl , après avoir abandonné «une partie