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gèrent leurs principales attaques contre les dis

833. tricts de Touest, faiUement peuplés, et dont les habitans étaient mécontens. Les Bretons

835. du Devon se joignirent ayec joie aux envahisseurs , espérant, avec leur aide , se soustraire à rautorifé des fils de Cerdic et se délivrer de la servitude oà les tenaient leurs seigneurs saxons. Egbert défit les alliés , Bretons et hommes du

836. nord , et mourut peu de tems après. Le trône échut à son fils Ethelwulf , roi de Kent, qui, en devenant roi de . Wessex , céda son apanage à son fils Âthelstane '.

Pendant une période d'environ quinze an*

nées , Ethelwutf ne put que tenir les Danois en

échec , sans remporter sur eux aucun avantage

De durable. Les païens s'enhardissaient de plus en

i plus : leurs flottes remontèrent plusieurs fois la

Tamise. Londres fut emporté d'assant et pillé :

' L*ÂtheUune dont il est ici question ne doit pas être confondu avec le c^èbre roi de Wessex.

Rochesler et Cantorbery subirent le même sort , elles districts du sud éprouvèrent leurs attaques et leur ravala. Les Merciens forent assaillis avec une égale fureur, et le besoin de coopâ'ation pour repousser Teimemi commun se fit tellement sentir, qu'ils convinrent avec les Saxons de s'unir dans ce but. Un grand congrès , composé des prélats et des noMes des deux nations se tint à Kingsbnry , dans le comté d'Qxford ; et comme £tbelwulf ne put s^y rendre en personne , il j envoya un ambassadeur pour le représenter. he noble Oslac^ à qui cet honneur fut confié, était un homme d'une grande réputation , beau-père d'£thelwulf. Les Witans délibérèrent dans cette assemblée sur les meilleurs moyens d'organiser la résistance. Bientât après , peut-être en conformité des résolutions prises dans le conseil de King^ry , nous voyons Burhed , roi de Mercie, marcher contre les Danois ; mais il ne put réussir et fut défiaiit. Ethelwulf obtint plus de succès. Le roi de Wessex et son fils Ethelbald livrèrent bataille aux hommes du nord et les mirent dans 851. une déroute complète. Les Païens perdirent en cette occasion un nombre considérable des leurs. D^'autres avantages furent aussi remportés à Sandwich.Athelstane,roi de Kent, etTalderman

l4o CARACTÈRE d'ETITBLWOLF.

Elchere , défirent les Danois , et leur prirent un grand nombre de vaisseaux. L'état des a£Eaires sembla dès4ors promettre momentanément un peu de sécurité.

Il restait à Ethelwulf quatre des enfans que lui avait donnés sa femme Osburge , fille du noble Oslac , savoir: Ëthelbald , qui éuit devenu Taîné, et qui avait aidé son père à combattre les Danois , Ethelbert , Ethered et Alfi^ed. Ce dernier était le bien-aimé d'Ethelwulf , et afin de lui as- 853. surer sa succession , il le fit aller à Rome où le pape 855. Léon oignit son front de Thuile sainte et le sacra roi. Ethelwulf partit atissi pour Rome, et, pendant son séjour sur le continent, il épousa Judith , fille de Charles-le -Chauve , roi des Francs. Ce fiit Hincmar, évéque de Reims, qui plaça le diadème royal sur la tête de cette princesse , et le couronnement se fit avec beaucoup de pompe et de solennité.

On dit qu'Ethelwulf était lent et stupide , hors d'état de gouverner et de défendre son peuple , et que s'il montra parfois quelqu^habileté, ce ne fut que quand il suivit les avis d^Âlstane , évéque de Sherbome, qui fit avec lui la conquête du Kent, ou ceux de Swithin , évéque de Winchester, grand homme d'cfat de ce tems-là , mais

CONSPIRATION CONTRE ETIIELWULP. l4t

qui Xi' est plus guère connu de nos jours que comme patron de la pluie. Etfaelwulf entreprit soB voyage dans un moment peu opportun; pendant son absence , le mécontentement qui s'était élevé contre lui prit la forme d'une révolte organisée. Les conspirateurs dirigés par Etkelbald, fils aîné d'Ëthelwulf, et déjà roi de quelque apanage ou état dépendant, s'assemblèrent dans la forêt de Selwood , et résolurent d^empêcher qu'£thelwulf reprît jamais le gouvernement du Wessex. L'évéque Âlstane, Ealhere, duc de Somerset , et d'autres nobles puissans , s^étaient mis du complot. Cependant , beaucoup de nobles du Wessex se rangèrent du côté du vieux roi, et la guerre civile la plus dénaturée entreie père et le fils parut imminente.

Ëthelwulf avait excité la jalousie d'Ethelbald par le couronnement d'Alfred , qui était ainsi notoirementvdésigné pour monter sur le trône. Les Saxons de l'ouest furent également offensés, et peut-être encore plus , en voyant que Judith était reconnue comme reine. On se rappelle que par suite des crimes de l'infâme Eadburge, la dignité de reine avait été abolie sans exception ' , et

' Voyc» page 119.

1^1 PAETA6E DES ÉTATS d'eTHELWULF.

le couronnement de Judith , qui se fit arec éclat et magnificence, parut aux yeux de tous une violation de la constitution. U faut remarquer aussi qu'Ethelwulf, pour fidre place à Judith, avait renvoyé Osburge, la mère de ses enfans. Ce* fait n*est pas mentionné en termes explicites par nos anciens historiens , mais ce qu'ils disent d^Osburge ne peut s'expliquer que par cette hypothèse , et une conduite semblable devait avoir beaucoup augmenté le mécontentement.

Ethelwulf étant revenu en Angleterre, son parti devint puissant, et peut-être aurait-il eu le moyen de chasser Ethelbald ; mais le trait caractéristique des rois anglo-saxons était beaucoup de condescendance pour leur peuple. Ethelwulf ne put penser sans crainte à devenir la cause d'une guerre intestine. Il se montra bienveillant envers son fils rebelle ; mais il paraît aussi qu'il était très-attaché à la reine franque sa femme , et Ton fit un arrangement. Ethelvrulf gardt les états dépendans du Wessex et situés à l'est , tels que l'ancien royaume de Kent , avec le Sussex , le Surrey , et peut*-étre l'Essex , tandis que le royaume de Wessex proprement dit , appartenant de droit au chef de la famille , devint le

NOUVELLES INVASIONS DES BANOIS. l4^

partage d^Ethelbald, qui ne fut tenu envers son père qu'à une sujétion fictive.

Ethelwulf survécut environ quatre ans à ces événemens. A sa mort , Ethelbald épousa immë- 857. diatement Judith, sa belle-mère. Ce mariage 860. incestueux le rendit l'objet d'un blâme général, mais on ne sait rien de plus sur ce qui concerne ce roi.

Il fiit remplacé par son frère Ethelbert , qui déjà possédait le royaume de Kent et ses dépen- 860. dances. A son avènement , les Danois renouvelèrent leurs invasions. Us s'étaient occupés avec activité dans la Gaule ; Paris avait été brâlé ainsi qu'un grand nombre des principales villes de ce paye , et leurs opérations prirent une immense étendue. Pendant que plusieurs de leurs escadres remontaient l'Escaut, d'autres, franchissant le détroit de GilM^ftltar et cinglant dons la Méditerranée, portaient la dévastation sur les rivages méridionaux. Alors leur soif inextinguible de rapines les fit penser de rechef à la malheuireuse Angleterre. Us livrèrent aux flammes Winchester , capitale du Wessex , et cette ville fut détraite de fond en comble. Comme les Danois 860. chargés de butin s'en retournaient à leurs vaisseaux, ils fiirent attaqués par les habitans du

l44 NOUVELLES INVASIONS DES DANOIS.

Hampshire et du Berkshire, commandés par Athelwulf et Osric leurs aldermen respectif, et plusieurs des dëtachemens ennemis furent disperses. Les Saxons appelèrent cela une victoire, mais des victoires semblables ne produisaient pas plus d^effet que le mouvement de la main au travers d^une nuée de moucherons ; ils livrent le passage, mais se rejoignant Tinstant d'après» ils reviennent aussi nomln^eux et aussi importuns qu^auparavant.

Quoique les Danois n'eussent encore fondé aucune puissance dans la Bretagne , ils avaient ^ pris possession de Thanet, où ils avaient fixé ^^ leurs quartiers d'hiver , et cette île devint pour eux un point de ralliement. Ce même lieu, où les Jutes s'étaient établis autrefois pour combattre les Bretons , était destiné à devenir également funeste aux 'descendans.de ceux-ci. Les habitans du Kent conclurent un traité de paix, ou, pour mieux dire, ils Tachetèrent. Ils payèrent une forte somme aux Païens pour qu'ils cessassent leurs déprédations. Les Danois prirent l'or, mais ils calculèrent qu'ils avaient plus à gagner par la guerre que par la paix. Ils quittèrent en secret leur position , et les perfides ravagèrent effroyablement le pays, dont les habitans comptaient siv les engagemens contractés.

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