‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 66 sur 124 · ÉCRITURE · texte numérisé non relu

ÉCRITURE

improvisaleurs dltalie y goil au sou.dlua instnir ment ou seulement en chantant On en ëcrivit quel<pos uns , mais il y en eut beaucoup plu« qui furent ccNOifiës à la mémoire y ou \ comme an dit ordinairement, appris par cmur. Par cœur, attendu qu^oa les aimait « qu'ils étaient en rapport avec les sentimens des auditeurs , et que c'était en efifet dans le cœur qu'ils pénétraient. Et , je ne crains pas de le dire , si les vers ne sont pas appris /^orayur^ tous'les.écri- Tains et tous les imprimeurs du monde ne pourront les sauver de T oubli.

Il est donc facile de comprendre que dans les affaires ordinaires de la vie, l'écriture n'était pas à cette époque d'ime nécessité aussi absolue qu'à présent. On pouvait parfaitement tenir son rang dans la société san^ la science des livres ; et d'ailleurs il y eut aussi des hommes qui probablement» selon la coutume des ignorans, méprisèrent ce qui était au-desaus de leur portée. D'autres , et surtout les nobles , doi\t le tems se.passâkit à la guerre ou dans les amusemens de la campagne , ne trouvaient pas le loir sir de s'occuper d'études qui présentaient de si grandes difficultés.

Les livres étaient extrêmement rares chez les

Scaadioaves et les autres peuples do noid. II parait qu'avant leurs relations avec les missionnaires romains , c ëtaît principalement sur le bois qu^ils éerwaieni leurs runes :- le verbe nvriie , écrire ^ 4ërivë d'un mol teutonique qui «îgnifie gratter ou déchirer'^ est une des preuves de cet usage. Les Cjmri Fadc^ptèrent. Os gravaient leurs poèmes sur de petites plancbes ou baguettes , en inscrivant une ligpe sur chaque face de la iMhguette ; le vieux mot aurais sim^ , qui signifie petite pkncbe, et qui s'applique aussi à une siropbe , est probaUemmt un témoignage de la coutume qui existait andenoement dans l'ocd* dent. Cette même coutume se trouve encore dans Torient. Les tiges de bambou , sur lesquelles les habitans de Tarcbipel indien écrivent avec un poinçon,ou plutôt^suivant Tëtymologie du verbe pmée^anr lesquelles ils^iiHie/illeurscompositions iiltéraires^sont absolùmoitla même chose que les statues des Anglais. Le vélin ou parchemin remplaça ensuite ces objets. On employait encore quelquefois en Italie le papier fiibriqué avec la pellicule du roseau d'Egypte , nomme pàppus;

Riizen ou reissen.

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