MANUSCRITS
mais ce p^ter ëtait rarement exporte au-delà des Alpe^ ; et la préparation du ^ëlin , poor laquelle on se donnait bien plus de peine et de soin qu'actuellement, en faisait un ol^et très-coûteux. C^ëtait au point que les clercs effaçaient rëcriture des TÎeux livres, se croyant assez récompenses de cet emploi de leur tems par la possibilité de £aâre servir les pages à un autre manuscrit. Les livres ainsi écrits une seconde fois sont appelés codUes rescripii, oa palimpsestes. Les traces fugitives des caractères formés par le premier écrivain se découvrent en certains endroits sous le texte plus récent que Ton y a déposé ; et des fragmens remarquables d'anciens auteurs classiques ont été recouvrés dans de semblables volumes , par le travail patient des antiquaires étrangers.
On ne pouvait trouver des sujets capables d'orner Tesprit ou d'instruire que dans les livres en latin , et cette langue , quoique vivante , da moins parmi les clercs , puisque Ton en faisait usage pour toutes les transactions qui concernaient les affaires ecclésiastiques , cette langue , disons-nous, ne s'apprenait que très-diffidle^ ment. Le vieux et revêche Priscien, était le seul grammairien qu'un savant put consulter; et au