‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 71 sur 124 · VERSIONS ANGLO-SAXONNBS OB LA BIBLE · texte numérisé non relu

VERSIONS ANGLO-SAXONNBS OB LA BIBLE

et , quoique la plupart des manuscrits de ces versions soient dans les bibliothèques de Puiyversitë d'Oxford , je dois le dire avec regret, ils sont restes négliges jusqu'à présent et tombent en poudre sur leurs rayons '. *

* LVdîtion complète de la Bible de WicklifTe, projette pir HM. J. ForshaU et F. M «dden , conservateurs da Moscain Briuani^e , nous lavera en partie de cette honte.

€\napitvt IX.

Ouvrages traduits par Alfred , ou sous sa direction . — Bede, Orose, Boéce, Saint- Augustin, etc. •— H donne des encouragemens aux voyageurs. — Son ambassade aux Chrétiens de Tlndostan .^Prudence de sou administration . ^ Caractère d* Alfred. — Ses imperfections et ses bonnes quaKtés. — Lois d'Alfred. — Ses principes de législation.

Jetons maintenant un coupd'œil sur là bibliothèqae d^ Alfred. Autant que Ton en peut juger par les parties, de son plan qui {iirent exécutées ^ H avait ^intention de procurer à ses sujets une suite complète des ouvrages regardés en ce temslà comme les plus utiles, et qui convenaient le mieux pour former la base d'une bonne éducation. Parmi les livres dont il fit choix , il s* en trouve sans doute plusieurs qui peuvent paraître d'une médiocre utilité ; mais il ne faut pas en juger d'après le tems actuel ; ils doivent être appréciés suivant les opinions et les besoins du siècle d'Alfred.

iSo OUVRAGES TRADCITS PAR ALFRED.

La chronique d^Orose , contenant une histoire claire et concise du monde jusqu'au V. siècle de Tère chrétienne, et qui lie les événemens relatés dans lés Ecritures sacrées avec l'origine et la chute de Tempire fonuân, était le meilleur abrégé qui eut été composé jusqu alors. Alfired traduisit Touvrage de cet Espagnol ' , et il en étendit le texte en y ajoutant des choses très-curieuses. Il nous y donne des notions géographiques sur les habitans de la Germanie , ainsi que des détails sur les voyages d'Audher vers le pôle nord et sur ceux de Wulstan dans la Baltique , tels que ces voyageurs les avaient eux-mêmes raconté^ au rpi anglor-saxoa.

Qpose fpurfiit autant de notions sur T histoire générale qq'un étydiant du tems pouvait en désirer. U histoire composée par lepénénMe B^, qu'Alfred traduisit 2^v^si en anglo-saxom , fiX cpi^uaitre aux Apglais les annales de leur pay^ Ds^ns ççt ov(vrage , Alfred ne s'écarta point de son origipal t e( il est k regretter qi^ç des aaec?^ dotes s^mbl^hlçs à celles qui variaient les pag^s de spn manuel ", n^^ient p^ trouva place daos

' Qro&e ^ Qrufius, é%ùt ne ^ Sév^U, et son nqm% <}«»> ^ ^ ch»i^> en celui à^Osono, est encore très-répandu dans U Péninsule.

» Voye» page SAL

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