‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 73 sur 124 · DIFFICULTÉS ET DANGERS DES VOYAGES · texte numérisé non relu

DIFFICULTÉS ET DANGERS DES VOYAGES

qu'aucun' institutear n'aurait pu faire. U exigea que tous ceux qui tenaient de lui quelque emploi , se procurassent Finstruction qu'ils devaient avoir , et lorsqu'ils y montraient de la mauvaise volonté , il les privait de leurs fonctions. Lés aldermen , les maires et les gouverneurs, étaient forcés d'aller à l'école, malgré leur répugnance, afin de conserver leurs places let leurs émolumens. Quand on était trop âgé pour apprendre , ou quand les dispositions manquaient de ma* nière à ne laisser aucun espoir , il était permis de présenter un substitut ; dans ce cas , un fils ou un proche parent du titulaire, et s'il n'en avait pas , uii de ses vassaux ou même un de ses esclaves , était obligé d'étudier à sa place. Ce règlement peut d'abord paraître capricieux et même despotique ; mais si l'on réfléchit qu'Alfred créait ainsi une classe de personnes dont l'éducation devait devenir utile à la société, il ne restera plus que des motifs d'admirer sa sagesse.

. Les voyages, dans les anciens tems, présentaient bien plus de difficultés qu'à présent. Les. diligences et autres voitures n'étaient pas inventées ,. et l'on n'avait à la place de ces moyens de transport que des charrettes et des

iourgoBS ai gro»9tefa «ft ai p«Mtts » qii'tt n'y a paa iMinteaai^ 4e («mier qui m voulût de paceils. QusomI 9» vt^ ua tr^^el q«elQOiH]ufi » pArcowir ^ il &lUâl &«re toute la roiate à cheval» et il en irëAMJtoit que ccui, qui éuieoi malades ou iofiroit^ ne pauvaient aiMÂr de leur rési* d^iQe. Il n'existait j^ de relais où Ton (mI au b^soiu cbunger de cheval ; krsqiae raninai étak fatigué , il fallail a^arrèter jusqu'à ce qu'il eût pris te refMM n^ceasaire» et aH devenait hoir ljem.9 ou 9HI mourait » on n'avait plus pour toole ressource que d'en adieter un autre ; encoie ee moyen n'était-il pas certain » ear lea habitana Au lieu pouvaient ne pas avoir de cheval à vendre» ei il devenait alors impossible de partir. On pensera peut-éire que du moins un homme eu bonne santë » muni d'un bon dkieval, pouvait espérer de voyager aaae& agnéablement , et de faire une longue route sans rencontrer beau-^ coup d'obsladea* Ouï , sans doute , s'il avait ëtë sur de trouver de bons chemins, ce qui était plus que douteux. Il y avait dans ce tems4à fort peu de routes^ sur lesqueUea on pik voyager avec accurite', l^es Romains en avaient fait d'excçttentes > qui trave^saionl toutes les parties de Leur empire^ et l'oa aperçoÎA encore en Angleterre les traces

MfriCOLTSS ET DANGBKff DBS VOYAGES. a3S

da plusieurs de ces voies dont U directioiQ esf droite comme oelle d'une flèche. Telle est œlle qui porte msintenaui le nom de W^tling-Street, el dont il est si souvent &it mention dans Thisr Soire. Mais après la chnte de Tempire romain , €:es chemins furent négligés, ils dépérirent, et le voyageur qe s'y en^igea plus sans danger, ou moins sans de pénibles fatigues. Le eheyal s'enfonçait tout-à-coup dans un marais, ou bien, en arrivant à une rivière , le pont était rompu, et si l'on essayait de trouver un endroit guéable s, le cheval pouvait ^ en perdant le fond , se noyer nvec son eavalier. Quelquefois le voyageur avait à traverser une sombre forât, remplie 4'Qurs et de loups affamés. Quand vaiait la nuit , au lieu de pouvoir s'arrêter dans une aubetrge CQn^mode » il était souvent réduit à étendre son manteau sur U terre humide^ dans quelque misérable hutte, ou sur le pavé en ruine de quelque temple abapdonné ^ dont le faîte découvert lui laissait apercevoir un ciel noir. Enfin , pour eomUe de maux , les rois et tes princes étaient lot^ours en guerre entr'eux, et un étranger cowail sans cesse le risque d^^tre pillé , saisi ,. et peut* être mis à mort par les parties belligé-^ rantes.

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